Philippe Artias
From Wikipedia, the free encyclopedia
En 1929, il est étudiant à l’École des Beaux-Arts de Saint-Étienne. Il crée des tissus pour la haute couture. En 1938, il s’installe à Retournac comme épicier-buraliste et peintre, très influencé par André Lhote avec lequel il entretient une abondante correspondance. Mais il ne rencontre aucun succès comme peintre[1].
Il s’engage en février 1942 dans la Résistance comme communiste au sein du Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France comme responsable départemental pour la Haute-Loire et dont il devient aussi le responsable pour l'Allier, le Puy-de Dôme et le Cantal. Il est responsable départemental du journal clandestin « Le Patriote », puis directeur de « Le Patriote d’Auvergne ». À la Libération, il est nommé préfet de Corrèze… pour quarante huit heures[1] !
En 1945, il exerce différentes fonctions au sein du Parti Communiste Français puis recommence à peindre. En 1947, il rencontre Édouard Pignon et travaille avec lui dans son atelier de céramique à Vallauris. En 1953, il rencontre Picasso dont il devient l’ami[1]. La même année, il s’installe à Clermont-Ferrand[2]. En 1964, il remporte le premier prix de peinture du Festival d'Avignon[3]. À partir de 1963, il réside à Saint-Étienne, où il est nommé directeur des arts plastiques de la maison de la culture en 1972[2]. En 1969, Claude Thibault publie un livre sur ses entretiens avec l'artiste[4]. En 1976, il quitte la France pour s’installer en Italie. Il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur le . Il décède à Numana, en Italie, le [1].
« Une vie partagé entre la France et l'Italie permet à Philippe Artias d'entremêler des jeux plastiques colorés innovant à des sujets politiques où toujours se perçoit une immense sensualité. »[5]. Son œuvre est représentée dans plus d'une douzaine de musées à travers le monde[3].