Philippe Camus
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Philippe Camus (né le ) est senior advisor de Evercore Inc.
En 1965, il est lauréat du concours général en physique[1].
Il est ancien élève de l'École normale supérieure de Paris (ENS), diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (section économie et finances), agrégé de sciences physiques et d’actuariat.Du au , il était le président du conseil d'administration d'Alcatel-Lucent.
- Il effectue son service militaire au CIRO (Centre Interarmées de Recherche Opérationnelle) à Bagneux
- Il a commencé sa carrière au département de la gestion financière de la Caisse des dépôts et consignations
- 1982 : il rejoint la direction générale du groupe Lagardère,
- 1993 : il est nommé directeur général et président du comité financier du groupe Lagardère
- 1999 : président du directoire d’Aérospatiale Matra.
- 2000 à 2005 coprésident exécutif d'EADS. Il dut céder son siège à Noël Forgeard, alors président d'Airbus, pour retourner au Groupe Lagardère. Il a été également vice-président, directeur général délégué de la société Arjil Commanditée – Arco (SA) et administrateur de Accor, Crédit agricole et Schlumberger.
Il est officier de la Légion d'honneur et titulaire de la croix du Mérite de l'Allemagne.
Affaire Clearstream 2
En , Philippe Camus écrit au juge Jean-Marie d'Huy au pôle financier, pour dénoncer de sombres manœuvres : le général Jean Heinrich, créateur et ancien dirigeant de la Direction du Renseignement militaire, directeur de la sécurité d'Airbus et lui-même cité dans les faux-listings du corbeau, ferait depuis trois mois des menaces à Imad Lahoud afin qu'il accuse Jean-Louis Gergorin d'être le corbeau avec la complicité du général Philippe Rondot. En échange de ce témoignage, le statut de « témoin assisté » lui serait garanti, évitant ainsi les poursuites judiciaires. À sa missive, Philippe Camus joint d'ailleurs deux notes circonstanciées d'Imad Lahoud dans lesquelles il relate les faits (Le Figaro du ).