Philippe Crouzet, né le à Neuilly-sur-Seine[1], est un haut fonctionnaire puis cadre dirigeant du secteur privé français, président du directoire de l'entreprise Vallourec entre 2009[2] et 2020.
En 1986, Philippe Crouzet intègre Saint-Gobain en tant que directeur de plan. De 1989 à 1992, il est directeur général des papeteries de Condat. De 1992 à 1996, il est délégué général en Espagne et au Portugal. À partir de 1996, il occupe le poste de directeur de la branche céramiques industrielles[6]. En 2000, il devient directeur général adjoint chargé des finances, des achats et de l'informatique puis adjoint chargé du pôle «Distribution bâtiment»[7],[8].
En , Philippe Crouzet rejoint le conseil de surveillance de Vallourec avant d'être nommé à la présidence du directoire de l'entreprise un an plus tard[4],[9]. Il est reconduit, à ce poste, pour une durée de quatre ans en [10].
En 2013, Delphine Batho l'accuse d'avoir annoncé son limogeage avant toute annonce officielle, s'interrogeant sur l'origine de ses informations[13].
Son salaire en 2010 est estimé à 2,73 millions d'euros[14]. Son montant a été vivement critiqué par les actionnaires, jugeant sa stratégie ambitieuse irréaliste[15].
Son rôle dans l'affaire Ascoval a été pointé dans le documentaire Ascoval, la bataille de l'acier du réalisateur Éric Guéret[16]. Le groupe Vallourec est accusé d'avoir torpillé le projet de reprise[17]. Le retrait de l'actionnaire est d'autant plus mal vécu que Philippe Crouzet a touché 2,1 millions d'euros en 2007, alors que c'est sa mauvaise gestion du groupe qui est en cause[18].
↑L'Usine Nouvelle, «Regardez un extrait du documentaire "Ascoval, la bataille de l'acier", ce soir sur France 3 - Quotidien des Usines», L'Usine nouvelle, (lire en ligne, consulté le )
↑L'Usine Nouvelle, «Malgré le "torpillage" du dossier par Vallourec, un nouveau sursis pour l’aciérie Ascoval - Quotidien des Usines», L'Usine nouvelle, (lire en ligne, consulté le )