En , Mahmoud Philippe El Shennawy[5] a vingt-et-un ans lorsqu'il est arrêté et placé en détention provisoire après la prise d'otages de la banque CIC de l'avenue de Breteuil, à Paris[1],[6].
Il est libéré de prison, le et s'exile en Corse pour y élever des lapins. Sa libération comporte son interdiction de séjour à Paris.
En , El Shennawy s'y rend avec de faux papiers pour voir son fils et est pris sur le fait. Il est arrêté et placé en détention provisoire pour infraction aux obligations de sa liberté conditionnelle, qui est révoquée[11].
En , il bénéficie d'une permission de sortie. Il est censé regagner la maison d'arrêt le soir-même: il ne s'y rend pas. Une cavale de cinq mois débute alors pour El Shennawy. Il est finalement arrêté en , puis ré-incarcéré. Il s'évade de nouveau le , avant d'être repris et de nouveau incarcéré, en [11],[12].
En 2008, sa femme publie le livre Condamnée à perpétuité[13],[14], qui relate son point de vue d'épouse à propos de l'affaire, aux éditions Michalon.
Surnommé «le fauve» par la presse, Philippe El-Shennawy est soutenu, en par de nombreuses personnalités politiques et publiques[15] pour obtenir une grâce présidentielle.
Il est libéré le , par une grâce présidentielle partielle octroyée par François Hollande, qui a ouvert la voie à sa libération conditionnelle[16], après avoir vécu dans vingt-six prisons françaises différentes. À sa libération, il est cité comme l'un des plus anciens détenus de France[17].