Philippe Housiaux
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Philippe Housiaux, né le à Ixelles, est un athlète belge, olympien, chef d’entreprise, commentateur sportif et défenseur du fair-play et des valeurs olympiques et sportives. Il participe aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968, fonde l’agence de communication Dialogic en 1986, ainsi que le Panathlon Wallonie-Bruxelles en 2003. Il est élu Vice-Président du Comité Olympique et Interfédéral belge de 1996 à 2000, Président de la Ligue francophone d’athlétisme et Co-Président de la Ligue royale belge d’athlétisme de 2000 à 2004. En 2021, il est élu à la présidence du European Fair Play Movement (EFPM). Réélu pour un second mandat de quatre ans en 2025, il occupe toujours ce poste à ce jour.
Carrière sportive
Philippe Housiaux passe ses années de jeunesse à proximité du stade du Heysel (actuel stade Roi Baudoin), qui accueille alors les équipes de football du Royal Racing Club Bruxelles. Il y effectue des débuts prometteurs entre ses neuf et ses quatorze ans. La fusion du Royal Racing Club Bruxelles et du Royal White Star Bruxelles ainsi que le déménagement du club au stade Fallon (situé à l’autre bout de la ville) détournent le jeune Philippe Housiaux du football et le convainquent de suivre la voie de l’athlétisme. Sa rencontre avec le nouvel entraîneur du club d’athlétisme Royal Excelsior Sports Club Brussels, Roger Houben, s’avère déterminante dans l’essor de sa carrière sportive. Sélectionné pour les Jeux Olympiques de Mexico en 1968, dans les disciplines du 100 mètres, du 200 mètres et du saut en longueur, Philippe Housiaux devient le premier olympien de l’Excelsior. En 1969, il obtient la plus haute distinction en athlétisme belge en étant lauréat du Spike d’Or. En 1971, il termine à la cinquième place des championnats d’Europe en salle à Sofia (7.70m au saut en longueur). En 1972, il se voit à nouveau sélectionné, cette fois pour les Jeux Olympiques de Munich. Inscrit en troisième année de doctorat en droit à l’Université Libre de Bruxelles, il doit cependant passer un examen de droit fiscal en seconde session. Il décide de privilégier ses études et renonce à concourir aux Jeux de Munich. Ironie du sort, cet examen est finalement reporté à une date ultérieure aux Jeux de Munich. En 1973, il est finaliste au saut en longueur aux Universiades de Moscou et en août 1974, vainqueur du saut en longueur à la FrancoFête de Québec (qui donne naissance aux Jeux de la Francophonie); Philippe Housiaux détient pendant cette période le record de Belgique dans les trois disciplines (100 mètres en 10.4s en 1968, 200 mètres en 21.1s en 1968 et saut en longueur 7m75 en 1969) ainsi qu’au relais 4 x 100m. Au total, Philippe Housiaux cumule plus de 25 sélections en équipe nationale. Il met un terme à sa carrière sportive internationale en 1974[1].
Carrière dans le privé
A l’instigation de sa famille, Philippe Housiaux contemple un temps l’idée d’une carrière politique. La scission linguistique des partis politiques ne l’encourage pas cependant à poursuivre dans cette voie. Philippe Housiaux écarte également d’être avocat et la perspective de briguer une carrière en tant que “grand commis” de l’Etat au profit d’une carrière dans le secteur privé et du monde de l’entreprise. Philippe Housiaux passe avec succès un entretien au sein de la filiale Assurance Financement D’Ieteren Frères (AFIDIF) du groupe D’Ieteren. Il devient adjoint à la direction, un poste alors occupé par Louis Oblin. Il y reste entre 1974 et 1980 avec comme portefeuille principal la communication interne à l’entreprise. En 1980, Philippe Housiaux est repéré par un chasseur de tête et recruté pour devenir le directeur marketing Europe de Browning à la FN Herstal. Il y est chargé de l'expansion de tous les produits liés au sport (armes de chasse, raquettes de tennis, planches à voile etc.) Philippe Housiaux fait la rencontre de Bernard Mahy, qui avait fondé une entreprise en relations publiques: Belgium Contact. Philippe Housiaux choisit de devenir son associé. En quelques années l’entreprise passe de 2 à 23 employés. Fort de ce succès, Philippe Housiaux lance en 1986 sa propre société de communication, l’agence Dialogic. Il démarre avec le lancement des produits Perrier Lime et Perrier Citron. Pendant cinq ans, Philippe Housiaux ne se consacre qu’à sa seule agence Dialogic. Les campagnes menées par Dialogic oscillent entre communication et relations publiques à portée et caractère plus politiques. L’élément sportif n’est cependant jamais loin. Parmi les nombreux événements qui jalonnent la carrière privée de Philippe Housiaux figurent entre autres le lancement du championnat de Belgique de Beach Volley, dont les deux finales de Coupe ont eu lieu sur la Grand-Place de Bruxelles, ainsi que le développement du Mountain Bike (coupe du monde à Houffalize); autant de sports qui avaient marqué les Jeux d’Atlanta de 1996. Le centenaire de la fédération belge d’aviron sera un autre événement marquant de l’agence Dialogic où en apothéose sur le canal de Bruxelles, s’affronteront les mythiques équipes d’Oxford et Cambridge. Dans le registre de la communication politique à son initiative et pour le groupe TEC, Philippe Housiaux mène une campagne pour la démocratie à destination des jeunes autour des figures emblématiques que sont Martin Luther King, Gandhi et Mandela. Philippe Housiaux a alors l’audace d’écrire à Nelson Mandela, qui l’invite à une réception en marge de sa visite officielle à Paris au mois de juillet 1996. Philippe Housiaux et Nelson Mandela échangent pendant une dizaine de minutes et ce dernier accepte d’adouber la campagne pour la démocratie. Au cours de sa carrière, Philippe Housiaux conseille également des personnalités politiques de premier plan. Il conseille Wilfried Martens autour de trois thématiques que sont la relation entre le franc belge et la mark allemand; la concertation sociale et l’affaire dite des obus. Philippe Housiaux conseille également le président du PS Philippe Busquin après l’affaire Agusta, autour de thèmes comme l’emploi, la science et les soins de santé. Philippe Housiaux s’intéresse alors de près à la Commission sports du PS. En 1991, lorsque le Vlaams Blok entre pour la première fois au Parlement, Philippe Housiaux et son agence Dialogic mènent une campagne dans la presse belge, autour du slogan “La démocratie c’est notre extrémisme à nous”. A l’international, l’agence Dialogic devient l’agence de communication du Comité Olympique du Qatar, désireux de devenir une plaque tournante du sport international. Cette importante collaboration fait grimper les effectifs de Dialogic à quelque 55 employés. Dans un registre plus philanthropique, Philippe Housiaux soutient le lancement de Continuing Care et, par voie de conséquence, l’unité des soins palliatifs à la Clinique Saint-Jean. Philippe Housiaux milite également pour l’inclusion des personnes souffrant d’un handicap mental, devient membre du Conseil d’Administration des “Special Olympics Summer Games” en 2014 tout en continuant à œuvrer pour la distinction du handicap moteur et du handicap mental au cœur de la Société. des disciplines sportives et des Special Olympics. Il fait adopter une résolution en ce sens par le Sénat de Belgique. Philippe Housiaux milite également pour la création de passerelles juridiques entre compétences communautaires et régionales concernant les infrastructures sportives, un dossier toujours en cours.
Commentateur sportif
En 1973, Philippe Housiaux sollicite une entrevue avec Marc Jeuniau, directeur sportif à la RTBF, afin d’explorer les pistes de collaboration possibles. Cette démarche tombe à point nommé puisque la RTBF décide au même moment de s’adjoindre l’avis d’un expert afin d’accompagner leur journaliste attitré, Pierre Deprez. Philippe Housiaux commente les Championnats d’Europe d’athlétisme de Rome en 1974, de Prague en 1978 et d’Athènes en 1982. Il commente également les Jeux Olympiques de Montréal en 1976, de Moscou en 1980 et de Los Angeles en 1984. En 1979, Philippe Housiaux commente le cross de Hannut, qui est marqué par le drame du tireur fou (un tireur isolé issu des rangs de l’armée belge), qui fait deux victimes le 18 novembre 1979. Le sujet fait instantanément la une du JT et Philippe Housiaux se voit ainsi propulsé sur les devants de la scène. Loué pour la qualité de ses commentaires par la presse francophone, Philippe Housiaux voit finalement sa popularité se retourner contre lui. Il est écarté par certains journalistes de l’antenne à la RTBF dans la foulée des Jeux Olympiques de Los Angeles (1984). En 2006, il devient co-commentateur du Mémorial Van Damme et le reste jusqu’en 2023.
Défenseur du fair-play et des valeurs olympiques et sportives
Au début des années 2000, Philippe Housiaux ressent la nécessité de créer une association de défense du fair-play[2] et des valeurs sportives et olympiques en Wallonie et à Bruxelles[3]. Une telle structure existe déjà dans le monde et aussi en Flandre. Le 3 novembre 2003, il lance le Panathlon Wallonie-Bruxelles, dont il assume la présidence pendant près de 22 années, jusqu’au 18 juin 2025, date à partir de laquelle il en devient président d’honneur. Philippe Housiaux a d’emblée l’intuition que les villes et communes sont le point d’appui indispensable des actions dans les domaines du fair-play et des valeurs du sport[4]. Les villes et communes de Wallonie et Bruxelles jouent dès lors un rôle de premier plan dans l’essor du mouvement. Les premières communes à rejoindre le Panathlon Wallonie-Bruxelles sont Auderghem et Tournai. Elles sont rapidement rejointes par une multitude de villes et communes dont les cotisations permettent de pérenniser l’association et d’engager le personnel nécessaire à son bon fonctionnement. Philippe Housiaux exige également de son Conseil d’Administration qu’il soit composé d’un représentant de chaque parti démocratique. Cette composition évoluera au fil des ans. Sous l’impulsion de Philippe Housiaux, le Panathlon Wallonie-Bruxelles est notamment à l’initiative du World Fair Play Day et du Fair Play Award for Peace, ainsi que d’un calendrier perpétuel pour un monde fair-play et foule d’actions dans les écoles (Écoles Fair Play) ainsi que la création des Awards du Fair Play[5].
En 2021, Philippe Housiaux est sollicité pour se présenter à l’élection présidentielle du European Fair Play Movement (EFPM). Il est réélu pour une second mandat de quatre ans en 2025. L'EFPM est fondé en 1994 et regroupe une quarantaine de comités olympiques nationaux et une trentaine d'institutions sportives et gouvernementales. Sur le continent européen, le mouvement est reconnu comme une importante organisation vouée à la promotion du fair-play et des valeurs olympiques, travaillant en étroite collaboration avec les organisations sportives européennes, les Comités olympiques européens, les Comités olympiques nationaux et les Comités du fair-play. Parmi les projets impulsés par Philippe Housiaux figurent entre autres le Crossing Europe for Fair Play and Peace (équivalent des 1000km du fair-play) et la création du Fair Play for Peace Award.
Vie privée
Marié à Catherine Dhooge, Philippe Housiaux a deux enfants, Stéphanie et Maxime et quatre petits-enfants Auriane, Elian, Julien et Lucie. La famille est l’élément moteur de sa vie, une famille qui lui a permis de se déployer en sport (comme athlète ou comme commentateur), dans le privé et (surtout) dans la défense et la promotion des valeurs du sport qui sont valeurs universelles.
Notes et références
- ↑ Philippe Housiaux, 25 ans d'athlétisme belge et international, Editions Arts et Voyages,
- ↑ Philippe Housiaux, « Pour une société "fair-play" compris », Espace de libertés, (lire en ligne)
- ↑ Philippe Housiaux, Sport, enjeu ou hors-jeu, Bruxelles, Luc Pire, , 111 p.
- ↑ Philippe Housiaux, Communes et sport: ambitions communes. Réflexions et entretiens avec Philippe Housiaux., Auto-édition,
- ↑ Philippe Housiaux (personne interviewée), « Nous sommes les ardents activistes du fair-play en matière de sport », Mouvement communal, no 969, , pp.6-8 (lire en ligne)