Philippe Pons

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (83 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Philippe Pons
Photo de Philippe Pons en 2016.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (83 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Philippe Pons, né le , est un historien français, spécialiste du Japon et de la Corée, journaliste correspondant pour Le Monde au Japon, il couvre l'actualité de l'Extrême-Orient. Il a été cofondateur du Centre de recherches sur le Japon.

Enfance et formation

Il est né le 10 août 1942[1] à Paris[réf. nécessaire].

Il commence une licence de philosophie, il s'inscrit à l'Inalco en s'intéressant au et au Kabuki[2], et est diplômé en japonais et en coréen en 1967 et 1968[réf. nécessaire]. Parallèlement, il obtient une licence de droit[réf. nécessaire] puis entreprend un DESS de science politique avec un mémoire sur le Parti communiste japonais[2]. Après mai 1968, il souhaite porter un autre regard sur le monde et pose une candidature à la maison franco-japonaise à Tokyo[2]. Admis il arrive en octobre 1970 à Tokyo[2].

Vie professionnelle et académique

À Tokyo, il poursuit deux sujets de recherche : le premier sur le rapport du Japon avec l’Asie du Sud-Est, dirigé par Hubert Brochier, le second sur la pensée socialiste au Japon dans les années 1920-1930, dirigé par Maurice Duverger[2]. Il est alors en contact régulier avec le politologue Maruyama Masao. En même temps que ses recherches, il écrit des articles pour la presse[2].

Création du Centre de Recherches sur le Japon

Philippe Pons rencontre Christian Sautter à la Maison franco-japonaise, et à leurs retour en France l'idée d'un institut de recherche dédiée au Japon contemporain émerge[2]. Christian Sautter dirige un séminaire sur l'économie du Japon et Philippe Pons sur la vie politique japonaise[2]. En 1973, Le fonds documentaire du Centre de Recherches sur le Japon commence à se créer[2].

Philippe Pons s'éloigne du CRJ pour suivre une carrière de journaliste[2].

Journaliste

En même temps que ses recherches au début des années 1970, il écrit des articles pour la presse française au Nouvel Observateur et au Monde Diplomatique[2], parfois sous pseudonyme pour garder une réserve sur certains sujets vis à vis de la maison franco-japonaise[2]. Il contribue aussi à la Nouvelle Revue Française pour des comptes rendus sur la littérature italienne[2]. De 1970 à 1975, il continue a écrire des articles pour le Nouvel observateur, l'Express, le Monde Diplomatique et parfois pour le Monde[2] et se rendra au Vietnam et au Cambodge à plusieurs reprises en 1973 et 1974[réf. nécessaire].

Ses premiers articles pour le Monde datent de 1974[2]. Il est engagé comme journaliste au service étranger[réf. nécessaire] en 1975[2],[3],[4]. À partir de 1976, il devient correspondant du quotidien au Japon[2] d'où il couvrira également les Philippines, la Corée du Sud et la Corée du Nord. Pays où il s'est rendu une vingtaine de fois entre 1979 et 2020[5],[6]. De 1980 à 1985, il est correspondant du Monde à Rome[7][source insuffisante]. Puis il revient à Tokyo[7].

Historien

Il est avec Christian Sautter cofondateur du Centre de Recherches sur le Japon de l’EHESS en 1973[8],[9],[5],[10] et en a été co-directeur[11].

Dans l'étude de la Corée du Nord, il s'inscrit dans une voie de recherche ni pro-américaine, ni pro-nord-coréenne, qui consiste à comprendre le régime nord-coréen sans chercher à en cacher les aspects les plus noirs, ni à le légitimer[12].

Il est l'auteur de trois ouvrages de références :

  • D'Edo à Tokyo : Mémoires et modernités, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des sciences humaines », , 458 p.
  • Misère et crime au Japon : du XVIIe siècle à nos jours, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des sciences humaines », , 551 p.[13]
  • Corée du Nord, un État-guérilla en mutation, Paris, Gallimard, coll. « La Suite des temps », , 707 p. (ISBN 978-2-07-014249-1)[9],[14],[15],[16].

Publications

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI