Phylloglossum
genre de plantes
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Description
Elle présente une seule tige centrale pouvant atteindre 5 cm de hauteur, portant à l'apex un cône sporifère. Elle était auparavant classée soit dans la famille des Lycopodiaceae, soit dans sa propre famille, les Phylloglossaceae, mais des preuves génétiques récentes démontrent qu'elle est plus étroitement apparentée au genre Huperzia et qu'elle est un clade frère du genre Phlegmariurus, qui était auparavant inclus dans Huperzia.
Les caractères morphologiques, ainsi que les caractères moléculaires basés sur les données rbcL, confirment la parenté étroite entre Phylloglossum et Huperzia. Les similarités dans la morphologie des spores, la morphologie de l'épiderme sporangial, la phytochimie et le nombre de chromosomes indiquent que Phylloglossum et Huperzia sont étroitement apparentés[1].
Un caractère morphologique qui complexifie la situation est la présence d'un tubercule pérenne chez Phylloglossum, ce qui a, par le passé, induit les scientifiques en erreur et les a amenés à le rapprocher du genre Lycopodiella. Phylloglossum est unique au sein des Lycopodiaceae en raison de ce tubercule souterrain pérenne, qui est un système de tige réduit ayant évolué au point d'être considéré comme un nouvel organe[1]. Ce tubercule est une adaptation à la saison sèche qui permet à la plante de survivre en dormance, et cette espèce est la seule Lycopodiaceae entièrement caduque à se régénérer à partir de tubercules[2],[3].
Son gamétophyte est d'abord non photosynthétique, tirant ses nutriments des mycorhizes, mais développe une couronne photosynthétique à mesure qu'il mûrit[4].
La seule espèce, Phylloglossum drummondii (lycopode pygmée), est originaire d'Australie (sud-ouest de l'Australie-Occidentale, sud de l'Australie-Méridionale, Victoria et Tasmanie) et de Nouvelle-Zélande (Île du Nord).
Galerie
- Phylloglossum drummondii. La ligne pointillée représente le niveau du sol.
- Plante fertile produisant deux nouveaux tubercules en une seule saison de croissance par bifurcation de l'extrémité distale du pédoncule du tubercule
- Plante à six feuilles et deux racines, dont l'une est représentée dans sa position naturelle, sur toute sa longueur. Les nombreux poils absorbants sont simplement indiqués schématiquement, de même que les poils présents sur le nouveau tubercule.
Bibliographie
- N. Wikstrom et P. Kenrick, « Phylogeny of Lycopodiaceae (Lycopsida) and the relationships of Phylloglossum drummondii Kunze based on rbcL sequences », International Journal of Plant Sciences, vol. 158, , p. 862–871 (DOI 10.1086/297501, Bibcode 1997IJPlS.158.862W, S2CID 83714563)