Pierre-François Gossin
avocat et député français condamné en 1794
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Pierre-François Gossin est un avocat et homme politique français, né le à Souilly et mort le à Paris.
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| Député aux États généraux de 1789 | |
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Pierre François Gossin |
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Conspiration () |
Biographie
Carrière politique
Franc-maçon de Bar-le-Duc (initié de la loge L’Amitié Bienfaisante), Gossin est député du tiers état aux états généraux de 1789 pour le bailliage de Bar-le-Duc[1]. Il prend part à de nombreuses et importantes réformes, notamment l'organisation territoriale. Le , l'Assemblée constituante s’accorde pour une division du royaume comprise entre soixante-quinze et quatre-vingt-cinq départements dotés de six à neuf districts. Le suivant, l’ensemble des paroisses du royaume deviennent juridiquement des communes. Puis Gossin succède au jurisconsulte Thouret à la tête du comité de réorganisation territoriale[2], et au terme de discussions enflammées, portant sur le fait que certains départements perdent le nom de la province à laquelle ils étaient rattachés, la division de la France en 83 départements est votée le .
Au terme de son mandat de député, Gossin retourne à Longwy et est élu procureur-général syndic[3] du nouveau département de la Meuse. Lorsque, le , les troupes austro-prussiennes s'emparent de Longwy, Gossin est poussé par les membres du conseil départemental à se rendre à Verdun pour parlementer avec les autorités d'occupation[2].
Condamnation et exécution
Au début de l'été 1794, il est cité devant le Comité de salut public pour justifier sa démarche, et détenu à la prison du Luxembourg. Il est condamné à mort pour s'être rendu de lui-même auprès de l'ennemi, et avoir négocié sans mandat avec lui[2]. Le jour de l'exécution, , la fatale charrette l'oublie dans la cour de la prison ; résigné, il la suit à pied jusqu'à la place de la Révolution, où il est exécuté[4],[5],[6].