Pierre-Jean Ruff

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Pierre-Jean Ruff
Pierre-Jean Ruff en 2010.
Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité

Pierre-Jean Ruff, né le à Marseille et mort le [1] à Mende est un pasteur et penseur religieux de l’Église réformée de France.

Le pasteur

Pierre-Jean Ruff a exercé son ministère pastoral successivement à Saint-Privat de Vallongue, Cassagnas, Barre des Cévennes (Lozère), Clairac (Lot-et-Garonne), puis en Île-de-France à Paris-Étoile, Houilles, Sartrouville, Maisons-Laffitte (dans les années 1980, il fut président du Consistoire du Nord-Ouest) et finalement à Paris-Bastille au Foyer de l'Âme fondé par Charles Wagner. Il est 5 ans durant président du Comité Justice et Paix pour la Palestine et le Proche-Orient du 5e arrondissement de Paris[2]. Il est pasteur jusqu'en 2015 de l'église réformée française de Copenhague. Il crée en 2005 et préside jusqu'en 2017 l’association Le Temple du Rouve, les Premiers Camisards et la Liberté de Conscience qui a créé un lieu de mémoire dédié aux luttes pour la liberté de conscience au Rouve Bas (Saint-André-de-Lancize, Lozère).

Le penseur religieux

Attaché à la tradition théologique libérale, il se réclame des courants spiritualistes, unitariens et dualisants qui ont notamment caractérisé le christianisme gnostique des premiers siècles et la théologie des cathares[3].

Trois auteurs l’ont particulièrement marqué :

  • Louis Évely, dont les écrits sur la non-toute-puissance de Dieu ont jadis jeté un pavé dans la mare de la pensée chrétienne[4];
  • Elaine Pagels, théologienne américaine spécialiste des gnostiques chrétiens des premiers siècles;
  • Charles Wagner, surtout, dont Pierre-Jean Ruff a défini ainsi son libéralisme : « Un agnosticisme religieux, mystique et siégeant, le souci de mettre l’Homme et non la Révélation ou l’Église au centre du dessein de Dieu, l’assurance de l’amour de Dieu qui garantit une fin bonne et un présent marqué du sceau de la lumière »[5].

L’œuvre et les actions de Pierre-Jean Ruff sont dominés par un certain nombre d’axes de pensée :

  • L’ensemble de la pensée et du projet de Charles Wagner : rigueur de la pensée, mystique et un point de panthéisme.
  • Une conjonction entre libéralisme théologique et un penchant gnostico-cathare.
  • La distinction entre la foi ou plutôt les fois religieuse(s) et la foi en la vie.
  • Les discordances visibles chez les chrétiens d’aujourd’hui sur ce qui se passe après la mort (l’au-delà)[6].

Pierre-Jean Ruff a manifesté des convictions unitariennes dans son livre sur le protestantisme libéral paru en 1993. Alors pasteur à l’Église réformée de la Bastille, au Foyer de l’Âme fondé par Charles Wagner au début du siècle, il avait déjà cette vision selon laquelle la dynamique libérale qui animait le protestantisme européen depuis le milieu du XIXe siècle n'était pas sans toucher aussi les milieux catholiques.

Il est, durant 8 ans, président du comité Évangile et Liberté[7], puis rédacteur chargé des numéros spéciaux de la revue de cette association. Il participe à l’Association Protestante Libérale (Paris) devenue l’association Théolib, d’inspiration protestante libérale.

Durant plusieurs années, il anime un jumelage entre le Foyer de l’Âme et l’une des deux paroisses de l’Église unitarienne d’Odorheiu-Secuiesc, en Transylvanie (district d’Harjita). Il est conseiller théologique de l’Assemblée Fraternelle des Chrétiens Unitariens (AFCU) depuis 2004, et représenta pendant quelques années cette association auprès de la Fédération des Réseaux du Parvis[8].

Publications

Notes et références

Liens externes

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