En 1966, il entre au Monde avec la charge de couvrir les questions d’agriculture. Exprimant nettement plus sa préférence pour les reportages sur le terrain que les colloques ou les conférences de Bruxelles, il s’impose vite au sein du service économique au point d’en devenir le chef-adjoint en 1972. Mais en 1974, il préfère revenir à une fonction de reporter au service des informations générales.
«Tendrement caustique, libre par rapport aux mondanités, aux institutions, aux pouvoirs et aux idéologies», il a, selon Bruno Frappat, «des idées qu'il affectait de considérer comme rustiques» et un «cynisme bienveillant à l'égard de ceux qui prennent leurs querelles théologiques pour l'art de la conversation[4]».
Mais mal à l’aise dans un quotidien où il ne se sent pas reconnu à sa juste valeur, il accepte la proposition de Christiane Duparc de rejoindre le service «Notre Époque» du Nouvel Observateur. En janvier 1977, il y prend donc en charge, les questions d’agriculture et d’environnement mais aussi tout ce qui a trait aux régions, tant sur le plan touristique que politique et social.
Il n’en reste pas moins, qu’avec l’actualité sportive et automobile, il s’attache surtout à faire partager sa passion pour le vin et la bonne chère dans de nombreux articles dont il tire des livres sans concession pour les modes et les truqueurs: Les Bons Vins et les Autres (Le Seuil, 1976) et, dix ans plus tard, La Bonne Cuisine et les Autres (Le Seuil, 1986). Il a alors, depuis novembre 1985, rejoint l'Express pour y diriger la rubrique « portraits ».