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Pierre-Olivier Costa

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Pierre-Olivier Costa, né le , est un chef de cabinet de responsables culturels et politiques. Il est président du musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, à Marseille (Bouches-du-Rhône), de à , après avoir été conseiller spécial du président Emmanuel Macron et directeur de cabinet de Brigitte Macron.

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Biographie

Titulaire d'une licence en droit de l'université Panthéon-Assas à Paris, Pierre-Olivier Costa participe brièvement au lancement de l'hebdomadaire Le Journal des Arts en 1994[1] (il y est chargé des suppléments[2]), avant d'entrer à la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, où, pendant près de six ans, il exerce diverses responsabilités à la direction de la communication, à la gestion des redevances à l’agence photographique et au département des acquisitions[3],[1]. Il est recruté comme contractuel au service juridique et technique de l'information, devenu la direction du développement des médias, alors rattachée aux services du Premier ministre, par Christian Phéline qui le charge de relire les parapheurs mis à sa signature afin de s'assurer de la présentation, de l'orthographe et du bon usage de la ponctuation. Le successeur de Christian Phéline, Alain Seban, nommé en 2002, le nomme directeur de cabinet. Il y est ensuite chef du bureau des industries de programmes[3]. Lorsqu'il devient président du Centre Pompidou, en 2007, Alain Seban l'appelle à ses côtés pour occuper la fonction de directeur de cabinet, qu'il exercera jusqu'en 2011[3].

Pierre-Olivier Costa quitte le Centre Pompidou en 2011 et devient brièvement conseiller chargé des relations institutionnelles auprès du président du Centre national du cinéma et de l'image animée[3]. En 2012, il rejoint Bertrand Delanoë, maire de Paris, en qualité de chef de cabinet. Il est nommé directeur adjoint de l’information et de la communication par Anne Hidalgo. En 2017, il intègre comme chef de cabinet l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle de 2017 et, après l'élection de celui-ci à la magistrature suprême, il rejoint l'Elysée où il est directeur de cabinet de Brigitte Macron, fonction qui n'avait jamais existé auparavant dans l'organigramme de la présidence de la République, et conseiller spécial du président de la République, le contenu de cette seconde fonction demeurant mal déterminé[3].

En 2022, il est nommé président du musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MUCEM), établissement public national à caractère culturel situé à Marseille[4]. Il succède à Jean-François Chougnet, administrateur civil au ministère de la culture, ancien élève de l'Ecole nationale d'administration, qui avait notamment été directeur général de l'établissement public du parc et de la grande halle de La Villette.

Un an après sa nomination à la tête du musée, il voit son management mis en cause par une partie du personnel qui l’accuse de « mettre à mal le projet scientifique » du musée et dénonce un management jugé « parfois toxique » exercé « en dehors du cadre légal par deux conseillers prestataires » choisis par Pierre-Olivier Costa[5]. En puis en , le syndicat SUD-Solidaires appelle à la grève. Le président explique avoir hérité d’un « bateau un peu à la dérive »[5]. Après cette grève, selon une source syndicale, la direction commande un audit sur les risques psycho-sociaux. En , la médecine du travail transmet au ministère un courrier d’alerte sur la situation au Mucem, faisant état de souffrance au travail des agents[5].

En dépit de ces difficultés, Pierre-Olivier Costa est renouvelé pour un deuxième mandat à la tête du MUCEM par un décret du président de la République du [6]. Selon Le Monde, il avait cherché, sans succès, à obtenir un poste à Paris, postulant en vain à la présidence du Centre national du cinéma et de l'image animée[7] et à celle du château de Versailles[8].

En , il fait l'objet d'une enquête de l'inspection générale des affaires culturelles dont l'objectif est d'analyser le management et la gestion au MuCEM suite à des faits de « mal-être » signalés au sein du personnel[5]. Il fait également l'objet d'une enquête préliminaire du parquet de Marseille pour harcèlement moral et sexuel[7],[8],[4] à la suite du signalement mi-[8] d'un cadre recruté en 2024[3],[9] et d'un signalement au titre de l'article 40 du code de procédure pénale émanant du ministère de la culture[5]. Il est suspendu de ses fonctions de président du MUCEM fin [10],[11].

Références

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