Pierre-Paul Arsenault (1866-1927) est un prêtre catholique, un éducateur, un agriculteur et un folkloriste canadien.
Pierre-Paul Arsenault naît le à Tignish, à l'Île-du-Prince-Édouard; il est baptisé Peter Arseneaux[1]. Il étudie à l'école de sa ville puis, en 1884, entre au Collège Saint-Joseph de Memramcook, grâce à une bourse du premier prêtre acadien de l'Île, Sylvain-Éphrem Poirier[2]. Il y est diplômé en 1889[3].
Il y enseigne ensuite le français et l'instruction religieuse jusqu'en 1893, tout en étudiant la théologie[3]. Il est ordonné prêtre le [3]. Il est d'abord vicaire à l'évêché St. Dunstan de Charlottetown puis est nommé curé de Mont-Carmel en 1896[3]. Il fonde une bibliothèque peu après son arrivée[3]. Il milite en faveur de l'enseignement de la langue française dans les écoles, encourage la création de L'Impartial, premier journal de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard, et est très actif au sein de l'Association des instituteurs acadiens de l'Île-du-Prince-Édouard[3],[4].
À la suite du succès du financement de la nouvelle église et du presbytère grâce à des loteries en 1902 et 1903[2], il met sur pied en 1906 une loterie destinée à financer des bourses pour les étudiants acadiens de l'île[3]. Il est cofondateur de la Société Saint-Thomas-d'Aquin, son premier vice-président de 1919 à 1920 et ensuite président jusqu'en 1925[3]. Le but premier de cet organisme était de lever des fonds destinés au financement des études collégiales et universitaires de jeunes gens jugés prometteurs par la société[5]. Il a également travaillé à l'élaboration d'une histoire et d'un portrait de la généalogie des familles ayant fondé la paroisse de Notre-Dame-du-Mont Carmel, publié en 1912, à l'occasion du centenaire de la paroisse[3].
Il fonde l'Association coopérative des œufs et de la volaille et le Cercle des Fermiers, participant ainsi activement au développement de l'agriculture[3]. Il recueille 130 chansons folkloriques, la première collection du genre en Acadie qui sera éventuellement remise au folkloriste Marius Barbeau[2]. Finalement, il collectionne plusieurs objets, ustensiles et instruments oratoires qui seront confiés au Musée acadien en 1964[2].