Pierre Athon
acteur français
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Pierre James Athon[1], né en 1906 à Alger[2] et mort à une date indéterminée après 1961, est un auteur dramatique, un chanteur et un acteur français.
Alger, département d'Alger (Algérie française)
| Nom de naissance | Pierre James Athon |
|---|---|
| Surnom | Avenel |
| Naissance |
Alger, département d'Alger (Algérie française) |
| Nationalité |
|
| Décès | après 1961 |
| Profession |
Acteur Chanteur Auteur dramatique |
Biographie
Après avoir obtenu en le deuxième prix[3] puis en le premier prix de comédie (à l'unanimité) au Conservatoire municipal de la ville d'Alger[4],[5] où il vivait à l'époque[6], Pierre Athon se fixe à Paris où il va mener jusqu'au début de la deuxième guerre mondiale une carrière de chanteur, d'acteur et d'auteur dramatique.
Pierre Athon ouvre en un cabaret rue de Ponthieu dont il devient le directeur artistique[7]. Deux ans plus tard, il prend la direction de la section nord-africaine du Studio des Auteurs, ouverte à Alger dans le but d'y monter des pièces de théâtre[8],[9]. À la fin de la même année, il est engagé comme acteur et auteur par la station d'État Radio-Colonial, où il crée et interprète des sketchs mêlés de chansons en quatre langues[10].
Trois ans plus tard, Pierre Athon est engagé comme régisseur et acteur par le théâtre municipal d'Oran pour la saison 1936-1937[11] avant de rentrer à Paris où il entre dans la troupe de comédiens du Poste parisien. A l'époque il résidait au 3, rue de la Grange-Batelière dans le 9e arrondissement[12].
Au début de 1938, il signe un contrat avec le réalisateur américain Archie Mayo qui envisage de le faire tourner à Hollywood dans un prochain film[13], mais le projet ne se concrétisera pas.
Pierre Athon apparaît pour la dernière fois à l'écran en 1942 et sur scène en 1943. À partir de cette date, les lois anti-juives du gouvernement de Vichy vont mettre un terme à sa carrière d'artiste en lui interdisant l'exercice de son métier. On ignore ce qu'il est devenu après l'occupation de la zone libre mais il est probable qu'il ait rejoint l'Algérie.
On le retrouve en effet après la Libération à Sétif où il s'est établi comme propriétaire agriculteur et comme commerçant[14],[15] mais également comme concessionnaire du Théâtre municipal dont il sera le directeur pendant 10 ans de 1944 à 1954 sans interruption[16]. On perd sa trace par la suite après sa nomination comme membre du conseil d'administration du lycée Albertini (actuel lycée Mohamed-Kérouani) en mai 1961[17]. Les date et lieu de son décès demeurent inconnus[18].
Théâtre
- comme auteur
- 1933 : Faits divers 1933, revue en 1 acte de et avec Pierre Athon, musique de Marcel Léarsi, sur Radio-Colonial ()[19]
- 1934 : Le Tour du monde en une heure, sketch en 1 acte de et avec Pierre Athon, sur Radio-Colonial ()
- 1934 : On jase et on jazze, sketch en 1 acte de et avec Pierre Athon, sur Radio-Colonial ()
- 1934 : Boite à musique, sketch en 1 acte de et avec Pierre Athon, sur Radio-Colonial ()
- 1934 : Va faire des crêpes !, sketch en 1 acte de et avec Pierre Athon, sur Radio-Colonial ()
- 1934 : Le Tour du Monde en une heure, sketch en 1 acte de et avec Pierre Athon, sur Radio-Colonial ()
- 1934 : Boîte à musique, sketch en 1 acte de et avec Pierre Athon, sur Radio-Colonial ()
- 1934 : Page 52, pièce de et avec Pierre Athon, au Studio des Auteurs (4 mai) : le gentleman-cambrioleur[20]
- 1934 : Un peu de Paris, sketch en 1 acte de et avec Pierre Athon, sur Radio-Colonial ()
- 1940 : À travers chants, fantaisie-revue en 2 actes et 3 tableaux de et avec Pierre Athon, en première au Casino de Vichy (9 novembre)[21] puis en tournée au théâtre du Capitole à Toulouse (19 novembre), au théâtre municipal de Nîmes (26 novembre)[22], au théâtre municipal de Grenoble (30 novembre-1er décembre)[23], au sanatorium des Petites-Roches à Saint-Hilaire-du-Touvet (2 décembre), aux Hôpitaux de Grenoble (3 décembre)[24], au théâtre des Variétés de Béziers (21-22 décembre) et à nouveau à Nîmes au Grand-Théâtre (24 décembre)[25].
- comme acteur
- 1919 : Le Bluff, comédie en 1 acte de Guilbert, au Nouveau-Théâtre d'Alger (29 décembre)[26]
- 1920 : La Princesse capricieuse, opérette de Jacques Bohé, musique d'Eugène Métot, à l'Opéra d'Alger () : Gilbert[27]
- 1934 : Pygmalion II, pièce en 3 actes de C. Tanet-Vaglio, au Café de Madrid (21 mars)
- 1935 : Salade estivale, revue en 1 acte de Max Blot, sur Paris-P.T.T. et sur Marseille-P.T.T. ()
- 1935 : Le Coucher de la mariée, comédie gaie en 3 actes de Félix Gandéra, au Rex à Beaune (octobre), au Théâtre municipal de Montbéliard (2 novembre), au théâtre municipal de Dijon (4 novembre), au Grand-Palais de Bourges (5 novembre), au théâtre municipal de Metz (9 novembre), au Palace-Théâtre d'Épinal (12 novembre), au théâtre des Variétés de Melun (15 novembre) et au Grand-Théâtre de Nancy (18 novembre) et au théâtre municipal de Rennes (26 décembre) dans le cadre des tournées Tichadel.
- 1936 : Le Coucher de la mariée, comédie gaie en 3 actes de Félix Gandéra, au théâtre municipal d'Oran (10 novembre) : Édouard Cortini
- 1936 : L'Amant de Madame Vidal, comédie légère en 3 actes de Louis Verneuil, au théâtre municipal d'Oran (21 novembre) : Philippe
- 1936 : Trois et une, pièce en 3 actes de Denys Amiel, au théâtre municipal d'Oran (30 novembre) : Pierre[28]
- 1939 : La Petite Chocolatière, comédie en 4 actes de Paul Gavault, sur Radio-P.T.T. Alger ()
- 1939 : Jean de la Lune, pièce en 3 actes de Marcel Achard, sur Radio-P.T.T. ()
- 1939 : L'École des chauffeurs, comédie en 1 acte de José de Bérys et Léon Granier, au Trianon-Cinéma de Cusset (29 novembre)
- 1942 : Madame est avec moi, comédie-vaudeville en 3 actes de Pierre Veber, au théâtre de Monte-Carlo (août) : le douanier Lauwers[29]
- 1943 : Véronique, opérette en 3 actes d'André Messager, à l'Opéra de Monte-Carlo (juin) : Séraphin[30].
Filmographie
- 1930 : La route est belle de Robert Florey : le marchand des quatre saisons
- 1932 : Danton d'André Roubaud : Saint-Just[31]
- 1932 : Les Gaietés de l'escadron de Maurice Tourneur
- 1933 : Byrrh-Cass gagnant, court métrage de Pierre Weill[32]
- 1934 : Superstitieuse, court-métrage de Marcel Fleiser d'après un sketch de Jean Kolb[33]
- 1934 : Antonia, romance hongroise de Max Neufeld et Jean Boyer
- 1934 : Pension Mimosas de Jacques Feyder
- 1935 : La Fille de madame Angot de Jean Bernard-Derosne : Messidor
- 1935 : Jonny, haute-couture de Serge de Poligny : Doudou[34]
- 1935 : La Kermesse héroïque de Jacques Feyder
- 1935 : La Marmaille de Dominique Bernard-Deschamps : Jules Bourdeau
- 1935 : Les Yeux noirs de Victor Tourjansky
- 1935 : Ferdinand le noceur de René Sti : le père Mathieu
- 1935 : Bout de chou d'Henry Wulschleger : le régisseur
- 1935 : Pasteur, de Sacha Guitry : un élève de Pasteur[34]
- 1936 : La Mariée du régiment de Maurice Cammage : l'ordonnance du colonel[35]
- 1936 : L'Appel du silence de Léon Poirier : le lieutenant de Guissart
- 1936 : Une gueule en or de Pierre Colombier
- 1936 : Rigolboche de Christian-Jacque
- 1936 : L'École des journalistes de Christian-Jaque : le gardien
- 1936 : Aventure à Paris de Marc Allégret
- 1937 : La Loupiote de Jean Kemm et Jean-Louis Bouquet
- 1937 : Abus de confiance d'Henri Decoin
- 1937 : Le Cantinier de la coloniale d'Henry Wulschleger
- 1937 : Les Gens du voyage de Jacques Feyder
- 1938 : Trois Artilleurs en vadrouille de René Pujol
- 1939 : La Famille Duraton de Christian Stengel : un acteur de la radio
- 1942 : Mélodie pour toi de Willy Rozier