Il participe à la création du journal «Libération», devenu journaliste, il couvre au Portugal, en 1974, la Révolution des Œillets. Il publie un livre avec Daniel Brignon, relatant ces évènements: «Portugal: les nouveaux centurions» chez Belfond. Il commence alors à s'intéresser aussi à l'écologie[2].
En 1978, il publie avec la collaboration de Danielle Rouard, l'ouvrage «Les Énergies du soleil», un panorama complet des expériences solaires à travers le monde[4],[2], dans lequel il déclare «les sciences de l’homme ne visent-elles pas uniquement à assurer définitivement la domination des hommes par quelques-uns» (Audibert 1978 :307)[5].
Il reprend ses études en mathématiques, sa première passion. Il est agrégé de maths en 1991, et s'intéresse également à l'informatique et obtient un DEA d’intelligence artificielle à l’université de Paris-VIII, avant l’obtention de son doctorat en 1998[2]. Il devient enseignant-chercheur dans cette université. On le décrit comme pédagogue, rigoureux et bienveillant, et très apprécié des étudiants qu'il a formé pendant environ 20 ans. Son approche pragmatique des mathématiques a permis à de nombreux informaticiens de découvrir, et de maîtriser, des notions complexes, généralement présentées de façon trop abstraite[2].
En 2008, il est chercheur au Laboratoire d'informatique avancée de Saint-Denis (en 2008)[3] en analyse combinatoire et géométrie algorithmique et grâce à sa maîtrise des outils informatiques, pour lesquels il crée plusieurs algorithmes (dont un appelé Propagation d'un feu de forêt[6],[7]), il sait utiliser la théorie des nombres, les symétrie et l'esthétique des surfaces algébriques des espaces non-euclidiens pour les représenter dans des images graphiques. Il écrit sur le sujet plusieurs ouvrages de références, dont «Géométrie des pavages», 2013, «Combien? Mathématiques appliquées à l'informatique» en 3 volumes, 2008[2], traduit en anglais sous le titre «Mathematics for Informatics and Computer Science» en 2010.
Il décède dans le nord de la France d'un accident de voiture[2].
Pierre Audibert, Libye: pouvoir des sables, Paris, Éditions du Seuil, coll.«Microcosme. Petite planète» (no56), , 188p. (ISSN0152-9633, BNF34618193, lire en ligne)
En tant que mathématicien
Pierre Audibert (dir.), Calcul, chaos, modulo, Paris 8, (présentation en ligne) — Thèse de doctorat.
Pierre Audibert, Combien? Mathématiques appliquées à l'informatique, vol.1: Algorithmes et théorie en combinatoire, Paris, Hermès science publications-Lavoisier, , 413p. (ISBN978-2-7462-2200-7, BNF41427775)
Pierre Audibert, Combien? Mathématiques appliquées à l'informatique, vol.2: Algorithmes et théorie des probabilités, Paris, Hermès science publications-Lavoisier, , 259p. (ISBN978-2-7462-2201-4, BNF41427775)
Pierre Audibert, Combien? Mathématiques appliquées à l'informatique, vol.3: Algorithmes et théorie des graphes, Paris, Hermès science publications-Lavoisier, , 286p. (ISBN978-2-7462-2202-1, BNF41427775)
Traduction en anglais des 3 volumes, réunis: (en) Pierre Audibert, Mathematics for Informatics and Computer Science, London, Hoboken, ISTE, John Wiley & Sons, (ISBN978-1-84821-196-4, DOI10.1002/9781118557938)
Pierre Audibert, Géométrie des pavages: de la conception à la réalisation sur ordinateur, Paris, Hermès science publications-Lavoisier, , 413p. (ISBN978-2-7462-4503-7, BNF43563163)
Pierre Audibert, Algorithmes et théorie des nombres: cours, exercices corrigés, avec programmes en langage C, Paris, Ellipses, coll.«Références sciences», , 432p. (ISBN978-2-7298-8672-1, BNF43822349)