Pierre Bertrand (député français)
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Pierre Bertrand, né le à Saint-Flour et mort dans la même ville le , est un député du tiers état aux États généraux de 1789.
Il siège jusqu'à la fin de la session de l'Assemblée nationale constituante, à droite. Il fait ensuite carrière au tribunal de Saint-Flour et est anobli par Louis XVIII à la Restauration.
Carrière

Pierre Bertrand est né le à Saint-Flour[1],[2],[3]. Il est le fils de Mathieu Bertrand, notaire, et de Marguerite Apcher[2]. Il a un frère cadet, Antoine Bertrand, député à la Convention, au Conseil des Cinq-Cents puis au Conseil des Anciens et sous-préfet sous l'Empire, avec qui il est parfois confondu[4],[2].
Il est avocat en Parlement et procureur du roi en l'hôtel de ville de Saint-Flour[5],[4],[2],[6]. Franc-maçon, il installe la loge « Sully » à Saint-Flour[2].
Il est élu le [4],[2],[3] député du tiers état du bailliage de Saint-Flour aux États généraux[5],[4],[6],[2],[3]. À l'Assemblée nationale constituante, il siège à droite[2]. Il peut être classé dans le groupe des aristocrates[7]. Il participe notamment aux discussions qui concernent la formation des départements auvergnats[8],[9],[10],[11]. Il siège jusqu'à la fin de la session, le [3].
Il est élu juge au tribunal du district de Saint-Flour[4],[2] en 1790 mais n'est pas réélu en 1799[2]. Pendant la Terreur, il est emprisonné à partir du 27 pluviôse an II () et finalement libéré le 5 fructidor an II ()[2].
Il est conseiller municipal de Saint-Flour en 1800 et premier adjoint en 1808. Il devient juge au tribunal civil de Saint-Flour en 1811. Anobli par Louis XVIII le [2],[12] pour « sa fidélité pendant la tenue desdits États » (les États généraux)[12], il entre en 1816 au conseil d'arrondissement de Saint-Flour[2].
Pierre Bertrand meurt à Saint-Flour le [4],[2],[3].
Mariage et descendance
Pierre Bertrand épouse à Saint-Flour le Marie-Agnès Chazelon[2] (1748-1810), fille de Jacques Chazelon, marchand bourgeois, et d'Andrée Beaufils. Ils ont huit enfants[13] :
- Antoine-Aimé Bertrand (1772-1852), président du tribunal de Saint-Flour[13] ;
- Mathieu-André Bertrand, jumeau du précédent[13] ;
- Jacques-Julien Bertrand (1775-1865), vice-président du tribunal de Saint-Flour puis receveur des contributions indirectes[14] ;
- Andrée-Marie Bertrand, née en 1777[13] ;
- Marie-Agnès Bertrand, née en 1779[13] ;
- Suzanne-Victorine, née en 1780[13] ;
- Thérèse-Antoinette (1782-1865), épouse de Jean-Flour Valentin[13] ;
- Jeanne-Marie-Thérèse-Guillemine (1786-1865), épouse de Pierre Rougier[13].