Pierre Biardeau
sculpteur français
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Pierre Biardeau, né en 1608 au Mans et mort en 1671 à Angers, est un sculpteur français. Il apparaît selon Jacques Salbert comme le premier retablier baroque de l'Ouest de la France, face à des concurrents dominés par le maniérisme venu d'Italie.
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Noël Mérillon, Nicolas Bouteiller |
Biographie


Pierre Biardeau est le fils du sculpteur René I Biardeau. Il quitte Le Mans pour Laval. Il est lié à l'école lavalloise de retables. On lui attribue plusieurs statues de l'église Saint-Vénérand de Laval[1] réalisées au début des années 1630.
Il installe ensuite son atelier à Angers au milieu des années 1630. Influent dans cette ville, Biardeau travaille en 1636-1637 pour le couvent des Augustins d'Angers. Il travaille à Piré avec Pierre Corbineau en 1637, façonnant vraisemblablement les statues du retable. Le registre paroissial le qualifie de « sculpteur à Laval »[2]. Il est probable que lors de son séjour parisien, quand il travaille par les Augustins avant 1638, qu'il découvre par un cheminement que rien n'éclaire, l'exemple des architectes baroques italiens. Il a aussi créé ou du moins, utilisé des éléments de décor spécifiques[3].
Il réalise pour l'ordre des Augustins des œuvres dans plusieurs villes : Paris (1647), Poitiers (vers 1660), La Rochelle (1665), Montmorillon (1667).
En 1650, il réalise la décoration du grand autel du prieuré de Breuil-Bellay. L'autel fut mutilé pendant la Révolution française, et il ne reste que la statue de saint Étienne. Il est l'auteur du retable des Calvairiennes de Mayenne[4] Cette œuvre, exécutée en 1668, a été déposée dans l'église de Parné-sur-Roc.
Il est l'auteur de plusieurs sculptures en Anjou[5]. On lui attribue aussi une Vierge, dite Vierge de Noza[6] ou encore un Saint Michel terrassant le démon[7].
Son influence artistique se retrouve chez Noël Mérillon et Nicolas Bouteiller, qui étaient sans doute en apprentissage chez lui.
Collections publiques
- Paris, couvent des Petits-Augustins : série d'une quinzaine de sculptures en terre cuite, 1647 (œuvres non localisées)
- Le Mans, musée de Tessé : Saint Étienne, vers 1650, terre cuite,
Classé MH (1964) - Abbaye Notre-Dame de Fontevraud Maison-mère de l’ Ordre de Fontevraud : vers 1655
- Chapelle Notre-Dame-des-Ardilliers : il travaille sur le chantier de la chapelle vers 1654-1656. Ses travaux sont achevés après sa mort par le sculpteur tourangeau Antoine Charpentier en 1671[8].

- Angers
- chapelle de La Barre : Saint Jean, 1659[9]-1664[10]
- église Saint-Martin, Vierge à l'enfant dite de Nozé, Sainte Julie (attribuée à) et saint Paul (attribué à)
- Laval, église Saint-Vénérand (attributions) :
- Vierge à l'Enfant, dite Notre-Dame de Bonne Encontre, début des années 1630
- Saint Sébastien, début des années 1630
- Saint Vénérand, début des années 1630
- Poitiers :
- Sainte Radegonde, terre cuite, 1645, collégiale Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, attribuée à Biardeau par Grégory Vouhé, avec l'assentiment de Geneviève Bresc et de Françoise de La Moureyre[11]
- Vierge à l'Enfant, terre cuite, années 1660, cathédrale Saint-Pierre de Poitiers[12]
- La Rochelle : 1665
- Montmorillon : 1667
- Parné-sur-Roc (Mayenne): groupe en ronde-bosse, provenant du couvent des Calvairiennes de la ville de Mayenne. 1668, restauré au XIXe siècle
- Mayenne, Calvairiennes, 1668, démonté à la révolution il est remonté en place en 1987 avec une copie en plâtre du groupe sculpté central[13]
Bibliographie
Jules-Marie Richard, « Les constructeurs de retables », in Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1906.
Jacques Salbert, Ateliers de retabliers Lavallois aux XVIIe et XVIIIe siècles : Études historiques et artistiques, Presses universitaires de Rennes, 1976.