Pierre Colombel
personnalité politique française
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Pierre Colombel, aussi orthographié Collombel, né le à Argueil dans la province de la Normandie et mort le à Paris, est un homme politique de la Révolution française.
| Pierre Colombel | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la Meurthe | |
| – (2 ans, 3 mois et 4 jours) |
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| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (2 ans, 5 mois et 28 jours) |
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| Député au Conseil des anciens | |
| – (1 an, 6 mois et 29 jours) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Argueil (Seine-Maritime) |
| Date de décès | (à 85 ans) |
| Lieu de décès | Ancien 1er arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Parti politique | Gauche |
| Profession | Commerçant |
| députés de la Meurthe | |
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Biographie
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Pierre Colombel, alors maire de Pont-à-Mousson, est élu député suppléant, le premier sur trois, à la Convention nationale[1].
Le 22 juillet 1793, il est appelé à siéger, en remplacement de Jean-Baptiste Salle, décrété d'arrestation à l'issue des journées du 31 mai et du 2 juin, et mis hors-de-la-loi pour avoir fui la capitale et poussé les départements à la rébellion[2].
Le 1er août 1793, Pierre Colombel est envoyé en mission, aux côtés de Pierre Louis Bentabole (député du Bas-Rhin) et de Pierre Chasles (député d'Eure-et-Loir), auprès de l'armée du Nord[3].
Le 15 fructidor an II (le 1er septembre 1794), il est élu membre du Comité de sûreté générale[4].
Le 26 nivôse an III (le 15 janvier 1795), il est envoyé en mission, dans les départements de la Haute-Garonne, du Gers et du Tarn, en remplacement de François René Mallarmé (député de la Dordogne)[5].
Choisi comme ex-député pour entrer au Conseil des Cinq-Cents, il est élu en 1798 au Conseil des Anciens. Candidat au Directoire lors du remplacement de Nicolas-Louis François de Neufchâteau, il est battu par Jean-Baptiste Treilhard.
Pierre Colombel proteste contre le transfert des Conseils à Saint-Cloud et est exclu de la représentation nationale au lendemain du 18 brumaire an VII (). Revenu à la vie privée, il est à nouveau inquiété en 1813 et éloigné de Paris pour avoir "propagé des nouvelles dans un mauvais esprit".