Pierre Deval (consul)

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Pierre Deval
Le dey Hussein gifle le consul Deval avec son éventail sur cette illustration de 1827.
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Pierre Deval, né à Constantinople le , et mort à Villiers-le-Bel le , est un consul général de France nommé à Alger, capitale de la régence d'Alger, de à , et de à .

Le « coup d'éventail » du dey Hussein

Fils d'Alexandre-Philibert Deval, drogman du Levant à Constantinople, et de Catherine Mille, Pierre Deval entre le au collège de Clermont, futur lycée Louis-le-Grand comme « jeune de langues », et en sort diplômé le . Il est nommé pour son premier poste drogman à Seyde et exerce par la suite ses fonctions à Lattaquié, Alep et à Alexandrie en tant que chancelier. Nommé vice-consul à Bagdad le . Réfugié à Constantinople pendant toute la période révolutionnaire, il rentre en France en 1803 et y reste jusqu'en 1814.

Le , il est nommé consul général à Alger. Le , le dey Hussein apprend que l'établissement français La Calle est fortifié sans son consentement, et convoque Pierre Deval[1]. Hussein exige le remboursement de la dette au consul de France, qui n'ayant pas de pouvoir décisionnel ne retransmet que le message du roi de France Charles X[2]. Fou de rage, le dey lui assène trois coups de chasse-mouche[3]. Cet affront provoque le blocus[3] des côtes algériennes par la France et le retour de Deval en France (), prélude à la conquête de l'Algérie[4].

Lorsqu'il rentre en France, en , Pierre Deval découvre qu'il est atteint du paludisme, maladie dont il décède en France en .

Famille

Références

Articles connexes

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