Pierre Gisel

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Pierre Gisel, né le à Genève, est un théologien suisse et un chercheur dans le champ des religions et du religieux.

Professeur titulaire à l'Université de Lausanne de 1976 à 2012 et professeur honoraire depuis, il y a effectué l'essentiel de sa carrière. D'abord pleinement situées dans la théologie chrétienne, ses recherches se sont progressivement élargies. Elles ont passé par une étude comparée du judaïsme, du christianisme et de l'islam, ainsi que par une attention accordée aux recompositions contemporaines du religieux. Elles ont traversé les interrogations d’une théorie de la religion et d’une anthropologie du croire, pour porter en fin de compte sur le statut et la fonction du religieux, en lien avec le social dont le religieux et ses transformations sont un symptôme. Il a publié de nombreux ouvrages, principalement aux éditions Labor et Fides, mais aussi aux Presses universitaires de France et ailleurs.

Après un baccalauréat obtenu en 1966, Pierre Gisel s'est engagé dans des études de théologie à l'Université de Genève. Ces études furent complétées de séjours dans les universités allemandes de Marbourg et de Tübingen[1]. Il a obtenu un doctorat de théologie en 1975. Sa thèse a été publiée en 1977 sous le titre : Vérité et histoire : la théologie dans la modernité, Ernst Käsemann[2].

En 1976, il est nommé professeur en « Histoire de la théologie moderne et contemporaine » à la faculté de théologie de l'Université de Lausanne (une faculté qui deviendra faculté de théologie et de sciences des religions au début des années 2000), puis en « Dogmatique et théologie fondamentale », dès 1988, et pour finir en « Histoire des théologies, des institutions et des imaginaires chrétiens »[3], de 2009 à 2012, année de sa retraite[4]. Au début des années 2020s, Gisel continue à être actif à l’Université de Lausanne en tant que professeur honoraire.

En 1997, il fut cofondateur de la « Fondation pour l'enseignement du judaïsme » à l'Université de Lausanne. Il fut doyen de sa faculté en 1984-1986, 1997-1999 et 2010-2012[1]. De 2002 à 2012, il enseigne également à l'École polytechnique fédérale de Lausanne, où il est responsable du champ d’enseignement « Les grands courants religieux en Occident aujourd'hui », puis « Mondes virtuels, imaginaires culturels, religions ».

Pierre Gisel a été professeur invité dans diverses facultés protestantes et catholiques : à l'Institut protestant de théologie de Paris durant l'année universitaire 1979-1980, à la faculté de théologie de l'Université de Fribourg l'année suivante, à celle du Centre Sèvres de Paris au début des années 1980, puis à celle de l'Université Laval à Québec en 1995-1996[1]. En 2002, il fut aussi Directeur d'études invité à l'École pratique des hautes études (EPHE), Paris-Sorbonne, dans la Section des sciences religieuses.

Gisel a été administrateur-délégué de la société d'édition genevoise Labor et Fides de 1976 à 1979, puis président de son conseil d'administration de 1979 à 1986[1]. De 1988 à 1993, il fut président de la Société suisse de théologie et, de 1999 à 2005 et de 2014 à 2019, vice-président de l'Académie internationale des sciences religieuses. En 1990-1992, il est Président du Sénat de son Université. En 2000-2002, il est délégué du rectorat pour une réorganisation touchant les Universités de Lausanne, de Genève et l’École polytechnique fédérale, et comme directeur du pôle des sciences humaines dans le même cadre de développement et de restructuration[5].

Il est membre du Conseil scientifique de l’Institut supérieur d’étude des religions et de la laïcité (ISERL), de Lyon 2 et Lyon 3 (depuis 2011) et de la Faculté libre en études politiques et économie solidaire (FLEPES), Bourg-la-Reine / Paris (depuis 2013). Il a été membre de la commission d'experts auprès du Conseil d'État du Canton de Vaud pour la question de la « reconnaissance des communautés religieuses d'intérêt public » de 2007 à 2022[5]. Il a été président de l'Espace culturel des Terreaux, Lausanne (de 2012 à 2019).

Depuis 2011, il est docteur honoris causa de l’Université de Sherbrooke, au Québec (faculté de théologie et d’études religieuses)[1]. En 2019, il est nommé un des 35 penseurs qui influencent le monde par Le Nouveau Magazine littéraire[6].

Ouvrages et publications

Références

Liens externes

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