Pierre Graziani

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Pierre Graziani (prénommé également Piero), né à Marseille de parents originaires de Vivario (Corse)[1] le et mort le à Savigny-le-Temple[2], est un artiste peintre abstrait nuagiste[3].

Décès
Nationalité
Activité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Pierre Graziani
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Mouvement
Fermer

Biographie

Attiré dès l'adolescence par le Surréalisme, Pierre Graziani rejoint en 1952 à Paris le cercle d'André Breton avec lequel il prend ses distances dès 1954[4], année de sa première exposition à Paris (voir expositions personnelles ci-dessous) où il se lie d'une amitié durable avec les critiques d'art Pierre Restany, André Berne-Joffroy et Julien Alvard. C'est précisément autour de Julien Alvard que Frédéric Benrath, Nasser Assar, René Laubiès, Fernando Lerin, Jean-Claude Fiaux et Pierre Graziani constituent le groupe du nuagisme[5], « sorte d'impressionnisme abstrait empreint d'incidences "cosmiques et abyssales", suggestion d'atmosphères sans rumeur inconvenante »[6].

Après un passage à l'École nationale des beaux-arts, Pierre Graziani vit un temps à New York (1966-1967) avant d'effectuer plusieurs séjours au Proche-Orient et de rester un an au Sahara sud-algérien.

En 1980 et 1981, il séjourne en Guinée, au Mali et au Niger, puis, en 1982, au Kenya, au Rwanda, au Burundi et au Zaïre. Depuis 1983, il partage son temps entre Paris et Libreville (Gabon) où il est conseiller pour les arts traditionnels et contemporains au Centre international des civilisations bantu[7].

Expositions

Expositions personnelles

  • Pierre Graziani - La beauté de l'air ronge l'ennui, Galerie 8, Paris, 1954[8].
  • Galerie Prismes, Paris, 1956.
  • Galerie Saint-Laurent, Bruxelles, 1957.
  • Galerie Raymond Cordier, Paris, 1958, 1963.
  • Galerie Rainoir, Saint-Tropez, 1961.
  • Matière-rêve de Graziani, Galerie "L'œil écoute", Lyon, 1963.
  • Galerie Seligman, Seattle, 1964.
  • Hôtel de ville d'Ajaccio, 1964.
  • Galerie Facchetti, Paris, 1965.
  • Galerie Yvon Lambert, Paris, 1965.
  • Galerie 2+3, Paris, 1966.
  • Galerie Le Lutrin, Lyon, 1967.
  • Casino de Sainte-Maxime, 1969.
  • Internaco-Elenger, Paris, 1970.
  • Centre national d'art contemporain, Paris, 1972.
  • Musée du Palais des Gouverneurs, Bastia, 1974.
  • Musée du Palais Fesch, Ajaccio, 1975.
  • Galerie Ratié, Paris, 1976, 1977.
  • Foire internationale d'art contemporain, Paris, 1976 (stand Galerie Ratié).
  • Festival international des Milleli, Ajaccio, 1976.
  • Musée de Tessé, Le Mans, 1976.
  • Musée Galliera, Paris, décembre 1976 - janvier 1977[9].
  • Centre culturel français d'Alger, 1977.
  • Maison de la culture de Tizi Ouzou, 1977.
  • Galerie La Marge, Ajaccio, 1977.
  • Grand Palais, Paris, juillet-septembre 1980.
  • Maison française, Nairobi, février-mars 1982.
  • Pierre Graziani - Lake and desert of Turkana, Musée national de Nairobi, mai 1982.
  • Centre culturel franco-rwandais, Kigali, juillet 1982.
  • Graziani - Sahara, des dunes célestes aux forêts nuages, Chapelle de la Sorbonne, Paris, octobre-novembre 2003.
  • Centre culturel algérien, Paris, 2004.
  • Unesco, Paris (dans le cadre du Festival des Déserts du Monde), 2005.

Expositions collectives

Réception critique

  • « Les grands rythmes légers, secrets et poétiques d'un artiste corse : une abstraction qui s'affranchit des forces terrestres et qui ordonne savamment la respiration de l'espace et les variations de la lumière en couleurs vaporeuses et tendres. » - Gérald Schurr[9]
  • « L'abstraction flamboyante du nuagisme qui tend à piéger dans un univers de lumière toutes les nuances de l'atmosphère. » - Gérald Schurr[11]
  • « Ses peintures pprivilégient la couleur : en larges nuées, subtiles, enroulées, mêlées sensuellement, creusant la toile, elles envahissent l'espace. Plutôt qu'une transcription de la réalité visuelle, ces mouvances du ciel ou de la mer sont prétextes à méditation. ». Lydia Harambourg[10]

Prix et distinctions

  • Prix Fénéon 1959[10].
  • Prix de la Jeune critique 1963.
  • Prix de la Fondation Déserts du Monde 2004 « pour l'œuvre inspirée par le désert algérien de 1977 à 2003 ».

Collections publiques

  • Fondation Graziani, chapelle Saint-Joseph, Ajaccio.

Collections privées

Références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI