Pierre Martinet (agent secret)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nationalité
Formation
Institut supérieur de formation au journalisme (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Militaire ( - ), écrivainVoir et modifier les données sur Wikidata
Pierre Martinet
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Directeur de collection
Éditions du Rocher
depuis
Directeur technique
Secopex
Directeur technique
Securitas Direct (d)
-
Directeur commercial
Secopex
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Institut supérieur de formation au journalisme (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Militaire ( - ), écrivainVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Unités
Grade militaire
Conflits

Pierre Martinet, né le [1], est ancien sous-officier instructeur parachutiste (sergent-chef) et ancien agent du Service action de la DGSE.

Pierre Martinet a d'abord été soldat au 3e RPIMa avant d'intégrer le Service action. Il quitte les services en pour travailler dans le secteur privé, au service « Sécurité » de la chaîne Canal+. Son livre Service Action : Un agent sort de l'ombre, publié au printemps 2005, provoque le scandale. Il y révèle que la direction de Canal+ l'a employé pour espionner Bruno Gaccio, rédacteur en chef de l'émission Les Guignols de l'info[2]. Il y révèle également le quotidien des agents du renseignement en France, et casse le mythe de l'espion James Bond[3].

Il publie en 2006 un deuxième livre : De l'ombre à la lumière[4]. Il est par ailleurs éditeur, notamment du journaliste controversé Jean-Paul Ney[5].

Il travaille depuis dans le domaine de la sécurité privée et exerce une activité de consultant[6]. Il participe ainsi, avec la société Corpguard, et à la formation d'unités de l'armée ivoirienne au milieu des années 1990[7],[8].

Engagement politique

En mars 2025 , il est nommé délégué départemental de Reconquête dans la Drôme ou il remplace Serge Lévy qui avait en charge la fédération de la Drôme du parti d’Eric Zemmour .

Affaires judiciaires

Condamnation pour atteinte au secret de la défense nationale

Le tollé provoqué par ses révélations, ajouté aux informations qu'il fournit dans son livre Service Action : Un agent sort de l'ombre au sujet de la formation et des missions des agents de la DGSE, amène la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, à saisir le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, pour « atteinte au secret de la défense nationale »[9]. Le 18 octobre 2005, Pierre Martinet est arrêté à son domicile par la DST et placé en garde à vue[10]. Il est libéré le surlendemain matin[11]. Le , le procureur de la République requiert 8 à 10 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende à son encontre[12]. Le , il est finalement condamné à 6 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris[13].

Témoin de la mort de Pierre Marziali

Le pendant la révolution libyenne, il arrive en Libye. Il rejoint Pierre Marziali, fondateur de la société militaire privée Secopex, à Benghazi le avec trois autres employés pour signer des contrats de sécurité privés. Pris à partie par un groupe armé non identifié, son collègue Pierre Marziali est tué d’une balle dans le dos dans des circonstances floues. Pierre Martinet aurait été ensuite kidnappé et torturé, puis finalement libéré après des interventions diplomatiques[14].

En août 2011, une plainte contre X pour meurtre est annoncée en France afin de connaitre la vérité sur l'affaire Pierre Marziali[15]. Pierre Martinet y est cité comme témoin.

Condamnation pour atteinte à l'intimité de la vie privée

Le , il est condamné par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 15 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d'amende dans l'affaire de l'« Espionnage de Bruno Gaccio »[16].

Condamnation pour recel de violation du secret professionnel

En janvier 2016, il est mis en cause dans la diffusion de l’identité des frères Kouachi. Il est accusé de « recel de violation du secret professionnel ». Ces révélations, selon le procureur de la République de Paris, François Molins, avaient fait « disparaître tout espoir de surprise »[17]. Le , il est condamné à 3 000 euros d'amende, en même temps que Jean-Paul Ney[18].

Décorations

Ouvrages

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI