Pierre Meurice

peintre et poète français From Wikipedia, the free encyclopedia

Pierre Meurice, né le à Paris (Île-de-France) et mort le à Fécamp (Normandie)[1], est un artiste peintre[2], illustrateur et poète français.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
FécampVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Pierre François Casimir MeuriceVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Pierre Meurice
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
FécampVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Pierre François Casimir MeuriceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Genres artistiques
signature de Pierre Meurice
Signature.
Tombe de Pierre et Gilberte Meurice dans le jardin de leur ancienne demeure.
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Biographie

Origine et famille

Pierre François Casimir Meurice naît le à Paris[3] (43 rue des Petites-Écuries). Il passe son enfance en Normandie en particulier au Havre et à Rouen auprès de sa grand-mère.

Son père, Auguste Paul Meurice est engagé dans la Première Guerre mondiale et participe à la bataille de Verdun. Avant la guerre, il est rôtisseur avec sa femme Rachel Marie Lesueur. John Levers (en) (plus tard Leavers), inventeur en 1813 du métier à tisser de la « dentelle de Calais » et qui donna son nom à une rue de Calais et une rue de Grand-Couronne, est le trisaïeul anglais de Pierre Meurice[4].

Profondément pieux, Pierre Meurice réalise des études pour devenir prêtre et entre dans l’Ordre franciscain où « il ne trouve pas sa place ».

Le , Pierre Meurice épouse Gilberte Orange. Ils auront quatre enfants : Jacques, Xavier, Bénédicte et Natalie.

Seconde Guerre mondiale

Lorsque la guerre éclate en 1939, Pierre Meurice s’engage comme infirmier[5]. Il est alors affecté à la ligne Maginot A 25 à Anzeling (Lorraine)[6].

Le , il est fait prisonnier en Hollande et déporté en Allemagne au Stalag III-A au camp de Luckenwalde, comme prisonnier de guerre français[7].

Dans le camp, il rencontre Jean-Paul Léon, fils de Paul Léon, les deux hommes deviennent « compagnons d’infortune ». Or, Jean-Paul Léon est juif, pour le protéger Pierre Meurice lui apprend le catéchisme.

Le , Pierre Meurice s’évade du camp après quatre tentatives. Il reçoit à la Libération la médaille des évadés et la croix du combattant, remises par Yvon Bourges[5].

Après-guerre

Après la Libération, Pierre Meurice renonce à devenir prêtre et épouse Gilberte Orange le . Le couple tient un commerce de vêtements de pluie à Bolbec « Au Super Para ». Pierre commence à peindre sur bois pour décorer la boutique, il réalise ses premières ventes artistiques et découvre sa vocation artistique.

En 1959, le couple abandonne son commerce et s’installe à Gruchet-le-Valasse. Pierre Meurice crée son atelier dans sa demeure et commence à vivre de son art.

Pierre Meurice meurt à Fécamp à l'âge de 76 ans[3]. Il est inhumé dans le jardin de sa demeure dans la commune de Gruchet-le-Valasse[8]. Gilberte Meurice est inhumée à ses côtés le .

Carrière artistique

Lettre autographe signée et adressée au graveur Daniel-Girard, président du Salon d'hiver. 1 p. in-4. Gruchet-le-Valasse, .

En 1952, Pierre Meurice est accepté par le jury pour participer au Salon d'hiver, il y expose une seule toile le Divin mendiant[9].

En 1962, Pierre Meurice tente à nouveau de participer au Salon d’hiver mais essuie un refus. Vivant désormais exclusivement de son art, il adresse une lettre au graveur Daniel-Girard, président du salon d'Hiver, le 28 décembre 1962.

Il exprime son incompréhension face au refus du salon d'Hiver d'exposer ses deux toiles alors « qu'amateur débutant en 1952 », il y avait été admis. Il demande conseil à Daniel-Girard et s'il doit réinsister auprès du jury.

Postérité

Plaque de la rue Pierre Meurice de Gruchet-le-Valasse.

En , Gilberte vend pour un franc symbolique à la municipalité de Gruchet-le-Valasse, le terrain et la maison contenant les tableaux et dessins, pour en faire un musée.

La commune ne parvient pas à pérenniser l’héritage du peintre en maintenant le musée, mais continue de lui rendre hommage.

Le , la mairie fait rebaptiser la rue de Tancarville, rue Pierre-Meurice. L’une des salles de réception de la commune porte également le nom de l’artiste où sont exposées certaines de ses toiles lors de manifestations culturelles.

Le , Bénédicte Meurice, sa fille, publie un roman biographique lui rendant hommage, Pierre Meurice : Le peintre de l’amour, aux éditions Bertout[4].

Œuvres

Peintre de l’amour

Sa naissance, le jour de la Saint-Valentin, place sa vie et son œuvre sous le signe de la foi et de l’amour :

« C’est ici l’œuvre d’un peintre autant que celle d’un poète. « Ut pictura poesis » proclame l’antique axiome : couleur des sons, verbe des tons, les Muses se sont unies pour tresser la même couronne.

Artisan d’amour et de foi, Pierre Meurice ne se réclame d’aucun maître, d’aucune école, sinon de l’Angelico qui voit dans toute création le reflet de la grâce divine. « Ver de terre amoureux d’une étoile. »

Ce romantique attardé dans notre époque de fer, cherche au-dessus de la mêlée l’inspiration de son talent et le sens même de la vie. En France, en Italie et par-delà l’Atlantique, des tableaux lui ont valu de nombreux et précieux suffrages.

Le public ne manquera pas de faire un chaleureux accueil à cette confession d’une âme qui trouve dans l’humilité le secret de la grandeur. »

 Préface de Paul Léon, membre de l’Institut de France, et ancien directeur général des Beaux-arts, pour le recueil de poèmes À la conquête de l’Amour en 1952.

L’artiste délaisse rapidement les pinceaux pour ne peindre plus qu’avec ses doigts. Il utilise principalement les couleurs primaires : le rouge, le jaune et le bleu pour représenter des paysages maritimes ou des lieux de son enfance[10].

Publications

Recueils de poèmes

Enregistrements sonores

  • À la conquête de l’Amour - Poèmes de Pierre Meurice (BNF 37862021), vinyle 45 tours de textes choisis et lus par l’auteur en 1966, produit à deux mille exemplaires.
  • Effusions (BNF 37862018), vinyle 45 tours de poèmes lus par l'auteur.

Ouvrage illustré

Distinctions et Prix

Distinctions

  • Croix du combattant.
  • Médaille des évadés avec citation.
  • Grand-croix de l’Ordre Saint-Luc.
  • Chancelier d’honneur de l’Académie des Arts de la palette française.
  • Membre d’honneur de la Société de poésie libre de Paris.
  • Chevalier du Mérite culturel et artistique[5].

Prix

  • Grand prix d’Orsel Paris 1952 pour le tableau Amour éternel.
  • Médaille d'argent au prix du Touquet et Côle d'Opale 1960.
  • Médaille d’or de la Palette française.
  • Grand prix international de Vichy 1962 pour À la conquête de l'amour.
  • Grand prix du Touquet et Côte d’Opale 1965.
  • Grand prix international du disque Académie de Lutèce 1968.
  • Plaquette des arts au Grand prix international du Nord Lille 1965.
  • Sélectionné aux prix Maurice Utrillo 1964.
  • Au festival de la Rose de Douai 1964
  • Au prix Lutecia Paris 1965-1970.
  • Aux grands prix de Deauville en 1952, 1958, 1961.
  • Mentions spéciales et excellentes à Lyon 1951, 1952.
  • Au grand prix de Kerlecq 196l à Trouville 1968.
  • Grand prix Palette d'or 1969[5].
  • Prix de Poésie de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen 1983.

Notes et références

Voir aussi

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