Pierre Morhange

poète français From Wikipedia, the free encyclopedia

Pierre Morhange, né le à Paris et mort le à Andilly, est un écrivain et poète français.

Décès
(à 71 ans)
Andilly
Nom de naissance
Pierre Nephtalie Bénédic MorhangeVoir et modifier les données sur Wikidata
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Pierre Morhange
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Naissance
Décès
(à 71 ans)
Andilly
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Nom de naissance
Pierre Nephtalie Bénédic MorhangeVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Années de jeunesse et de formation (1901-1925)

Pierre Morhange est né le à Paris dans une famille juive de la moyenne bourgeoisie[1],[2].

Il passe son baccalauréat et poursuit à la Sorbonne des études de psychologie et philosophie jusqu'à la licence d'enseignement en 1925[2].

Il fonde en 1924 avec Georges Politzer, Norbert Guterman et Henri Lefebvre la revue Philosophies[3],[2] et milite à la fois au Parti communiste[4] et au mouvement surréaliste[5].

À partir de 1932, il enseigne la philosophie dans différents collèges[6].

Années 1930 et 1940

Pierre Morhange annonce un certain néo-réalisme dès son premier recueil La vie est unique, publié en 1930. Gaëtan Picon parle dans son Panorama de la nouvelle littérature française (1949) de « précurseur du réalisme poétique »[7].

À l'automne 1940, il est professeur de philosophie au lycée Jean-Giraudoux de Châteauroux, lorsqu'il est interdit d'enseignement du fait de la publication des premières ordonnances du statut des Juifs par le régime de Vichy, ce qui provoque l'indignation de Roger Cazala, père de l'un de ses élèves[8].

Réfugié dans le Sud-ouest, il participe à la Résistance au sein du Front national[2].

Profondément troublé par l'Holocauste, il rend hommage aux personnes persécutées et assassinées dans son recueil de poèmes Le Blessé paru en 1951[9].

Années 1950 à 1970

Réintégré comme professeur de collège en , il enseigne au collège Théophile Gautier de Tarbes, puis au collège de Courbevoie de début 1950 à 1965. Il termine sa carrière au lycée Condorcet à Paris en 1966[2].

Pierre Morhange meurt le à Andilly[10],[2] et est enterré au cimetière parisien de Bagneux (Hauts-de-Seine), dans la 23e division, avec son épouse Mathilde Morhange-Constantinovsky (1911-1994)[11].

Publications

  • La vie est unique, Gallimard, 1933
  • Bouquet de poèmes pour mes amis de Bigorre, Tarbes, sans nom, 1948
  • Autocritique suivie de pièces à conviction, éd. Seghers, 1951
  • Le Blessé, éd. Au Colporteur, 1951
  • La Robe, Seghers, 1954
  • Poèmes brefs, revue Strophe, 1966
  • Le Sentiment lui-même, Pierre-Jean Oswald, 1966 - Ce recueil rassemble Le blessé, Autocritique suivie de pièces à conviction, La robe, et une série de poèmes inédits : L'estafette dans le vestibule...
  • Le désespoir clamant, Monsieur Bloom, 1983

Voir aussi

Bibliographie

Notes et références

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