Pierre Morin (jardinier)
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Pierre Morin le jeune, dit troisième, est un jardinier français du XVIIe siècle, en activité aux environs de Paris entre 1650 et 1690.
Les trois frères Morin, Pierre (l'aîné), René et Pierre (le jeune) héritent de leur père (Pierre) le goût des fleurs : le grand terrain où le père exerçait son métier de jardinier se situait 6 rue de Thorigny.
Le cabinet de Pierre Morin est cité dans le catalogue édité par Pierre Borel en 1649 à la suite de ses Antiquitez… de la Ville, et Comté de Castres d'Albigeois, p. 124 à 131, sous le titre de Roole des principaux cabinets curieux, et autres choses remarquables qui se voyent ez principales Villes de l'Europe.
En 1644, dans son Journal de voyage[1], John Evelyn décrit ce jardin[2] :
Son jardin forme un ovale exact, planté de cyprès, taillés à plat et formant un mur : les tulipes, les anémones, les renoncules, les crocus, etc., sont considérés comme des plus rares et attirent tous les admirateurs de ce genre dans sa maison pendant la saison. Il vivait dans une sorte d'ermitage sur l'un des côtés de son jardin, où sa collection de porcelaines et de coraux, dont un est sculpté en forme de grand crucifix, est très estimée. Il a aussi des livres d'estampes d'Albert [Durer], Van Leyden, Callot, etc. Sa collection d'insectes de toutes sortes, en particulier de papillons, est extrêmement curieuse ; il les dispose et les soigne de manière qu'aucune corruption ne les envahisse, il les conserve dans des tiroirs, placés de manière à représenter un beau morceau de tapisserie.
Il m'a montré les remarques qu'il avait faites sur leur propagation, qu'il avait promis de publier. Certaines de ces fleurs, comme ses plus belles fleurs, avaient été peintes en miniature par les meilleurs artistes et quelques-unes à l'huile. »
En 1724, Henri Sauval[3] décrit le cabinet des Morin en ces termes :
Tous ces compartimens sont remplis de plantes les plus rares de Paris. C'est le premier jardin où le Filaria a été planté. Ce Filaria, & les Cyprès sont entrelassés ensemble fort artistement. le lierre y fait un changement & une face assès agréable ; il arrête chaque grotte rustique plaisamment & chaque grotte arrête assès agréablement. »
En 1760, l'abbé de Marolles[4] évoque également le cabinet de Pierre Morin :