Pierre Morin (jardinier)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Avant Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Pierre Morin
Biographie
Naissance
Avant Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité

Pierre Morin le jeune, dit troisième, est un jardinier français du XVIIe siècle, en activité aux environs de Paris entre 1650 et 1690.

Les trois frères Morin, Pierre (l'aîné), René et Pierre (le jeune) héritent de leur père (Pierre) le goût des fleurs : le grand terrain où le père exerçait son métier de jardinier se situait 6 rue de Thorigny.

Le cabinet de Pierre Morin est cité dans le catalogue édité par Pierre Borel en 1649 à la suite de ses Antiquitez… de la Ville, et Comté de Castres d'Albigeois, p. 124 à 131, sous le titre de Roole des principaux cabinets curieux, et autres choses remarquables qui se voyent ez principales Villes de l'Europe.

En 1644, dans son Journal de voyage[1], John Evelyn décrit ce jardin[2] :

« Le lendemain matin, un ami m'a emmené dans le jardin de M. Morin, qui, de simple jardinier, est devenu l'une des personnes les plus compétentes et les plus curieuses de France pour sa rare collection de coquillages, de fleurs et d'insectes.

Son jardin forme un ovale exact, planté de cyprès, taillés à plat et formant un mur : les tulipes, les anémones, les renoncules, les crocus, etc., sont considérés comme des plus rares et attirent tous les admirateurs de ce genre dans sa maison pendant la saison. Il vivait dans une sorte d'ermitage sur l'un des côtés de son jardin, où sa collection de porcelaines et de coraux, dont un est sculpté en forme de grand crucifix, est très estimée. Il a aussi des livres d'estampes d'Albert [Durer], Van Leyden, Callot, etc. Sa collection d'insectes de toutes sortes, en particulier de papillons, est extrêmement curieuse ; il les dispose et les soigne de manière qu'aucune corruption ne les envahisse, il les conserve dans des tiroirs, placés de manière à représenter un beau morceau de tapisserie.

Il m'a montré les remarques qu'il avait faites sur leur propagation, qu'il avait promis de publier. Certaines de ces fleurs, comme ses plus belles fleurs, avaient été peintes en miniature par les meilleurs artistes et quelques-unes à l'huile. »

 John Evelyn, The diary of John Evelyn, Ed. William Bray, J.M. DENT et E.P DULTON, 1905, Tome 1, p.66–67

En 1724, Henri Sauval[3] décrit le cabinet des Morin en ces termes :

« Derrière la Charité, Morin a un parterre ovale entouré d'une palissade de cyprès fort hauts & fort touffus, garnis d'espace en espace de quelques niches de rocailles, remplies de figures de plâtre de stuc, modelées sur l'antique & couvertes de lierre ; ce qui fait une variété d'ordonnance fort plaisante. Le vuide est diversifié de compartimens de buis, qui composent trois allées aussi en ovale. Les compartimens du premier sont taillés en côtés de Melon, deux en côtés de coquilles ; dans le centre sont quatre compartimens triangulaires qui s'approchent d'un bassin qui pousse un jet d'eau dans le milieu du jardin.

Tous ces compartimens sont remplis de plantes les plus rares de Paris. C'est le premier jardin où le Filaria a été planté. Ce Filaria, & les Cyprès sont entrelassés ensemble fort artistement. le lierre y fait un changement & une face assès agréable ; il arrête chaque grotte rustique plaisamment & chaque grotte arrête assès agréablement. »


En 1760, l'abbé de Marolles[4] évoque également le cabinet de Pierre Morin :

« Dans celui [le cabinet de curiosités] de Morin le fleuriste, & l'un des hommes du monde le plus intelligent dans toutes ces raretés, j'ai vu des papillons naturels et contrefaits en miniature, avec les chenilles dont ils naissent, & les plantes dont ils se nourrissent, avec une si nombreuse diversité, qu'il y a lieu de s'en étonner, aussi bien que de ses marbres de mille espèces et des admirables coquilles. Au reste, la connoissance qu'il a pour les tailles-douces qui font partie des belles curiositez, ne lui fait rien perdre de celle qu'il s'est acquise dans les tulipes et dans toutes les belles fleurs qu'il cultive en son jardin, avec beaucoup d'expérience et de soin. »

Œuvres

Références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI