Pierre Raymond

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Décès (à 71 ans)
Avignon
Activité principale
Langue d’écriture français
Pierre Raymond
Description de l'image Pierre_Raymond_Philosophe1.jpg.
Naissance
Clermont-Ferrand
Décès (à 71 ans)
Avignon
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français

Œuvres principales

Pierre Raymond (né le ) est un philosophe français.

Il a travaillé aussi bien en histoire et philosophie des sciences qu'en philosophie politique, avec le souci de ne jamais séparer l'un de ces domaines de l'autre. Élève puis ami très proche de Louis Althusser, il a entretenu avec lui, dans ces liens d'amitié, un rapport qu'il a lui-même qualifié de « guerre philosophique »[1].

Il vit à Clermont-Ferrand jusqu'à l'âge de huit ans, puis à Paris, où il effectue toute sa scolarité (primaire et secondaire) au Lycée Janson-de-Sailly. Après le baccalauréat Mathélem, il entre en hypokhâgne au Lycée Louis-le-Grand. Reçu à l'E.N.S. Ulm en 1962[2], il y devient l'élève puis l'ami d'Althusser.

Il obtient l'agrégation de philosophie en 1966. Dès 1971 Althusser lui confie un séminaire libre où, jusqu'en 1980 il traitera, devant un public très large (étudiants aussi bien que mathématiciens renommés comme René Thom ou Christian Houzel), des rapports entre philosophie et mathématiques[3], puis de l'inspiration ou de la référence mathématique chez des auteurs non mathématiciens, puis des difficultés et de l'originalité de la science historique (plusieurs manuscrits inédits).

En 1975 Althusser fait ouvrir pour lui la collection Algorithme (Éditions Maspero) dans laquelle s'entrecroiseront des travaux d'histoire des sciences et de philosophie. À partir de 1982 Pierre Raymond entreprend une ambitieuse réhabilitation du cogito cartésien que des courants convergents, marxistes ou non, avaient longtemps suspecté d'être effet et principe d'illusion[4].

D'abord professeur de philosophie en classes terminales puis en classes préparatoires, il enseigne durant 18 ans en khâgne moderne (préparation des E.N.S. Saint-Cloud-Fontenay puis Lyon), option philosophie, au Lycée Fénelon à Paris : il y nouera de très nombreuses amitiés parmi celles et ceux qui, dans la génération suivante, se sont engagé(e)s elles et eux aussi, dans la diffusion et la transmission du travail philosophique[5].

Œuvres

  • Le Passage au matérialisme (Maspero, 1973)
  • L'Histoire et les sciences (Maspero, 1975)
  • La historia y las ciencias, seguido de Cinco cuestiones sobre la historia de las matemáticas (Anagrama, Barcelona, 1976)-
  • La storia e le scienze. Dall analisi combinatoria al calculo delle probabilità (Editori Riuniti, Roma, 1979)
  • A História e as Ciências, Cinco questões sobre a história das matematicas (Rés, Porto, 1979)
  • De la Combinatoire aux probabilités ( Maspero, 1975)
  • Avec Christian Houzel, Jean-Louis Ovaert et Jean-Jacques Sansuc, Philosophie et calcul de l'infini (Maspero, 1976)
  • Matérialisme dialectique et logique (Maspero, 1977)
  • La Résistible Fatalité de l'histoire (Albin Michel, 1982)
  • « Louis Althusser » (in Dictionnaire des philosophes, P.U.F., 1984)
  • « Le matérialisme » (in Dictionnaire critique du marxisme, 2ème éd., P.U.F., 1985)
  • « Karl Marx, la philosophie et la politique » (in Les Philosophes de Platon à Sartre, Hachette, 1985)
  • Dissiper la terreur et les ténèbres (Méridiens Klincksieck, 1992)
  • Direction de Althusser philosophe (P.U.F., 1997) ; et dans ce recueil : « Le matérialisme d'Althusser » (trad. angl. in Historical Materialism, 23.2, 2015)

Articles

Notes et références

Voir aussi

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