Pierre Sonneville

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nom de naissance
Pierre Marie SonnevilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Pierre Sonneville
Le Lieutenant de Vaisseau Sonneville à La Valette (Ile de Malte) en 1944
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Pierre Marie SonnevilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Grade militaire
Distinction

Pierre Sonneville, né le à Armentières (Nord) et mort le à Paris, est un officier de marine français et un résistant rallié à la France libre dès 1940 et fait compagnon de la Libération en octobre 1945.

Envoyé en France pour contacter des officiers de marine de la flotte de Toulon à l'époque de son sabordage le 27 novembre 1942, il fonde peu après le réseau Marco-Polo, spécialisé dans le renseignement. En 1944, il est le représentant du général de Gaulle en France, participant notamment à la libération de Paris (août 1944) et au défilé sur les Champs-Elysees (26 août), aux côtés de Jacques Chaban-Delmas.

Origines familiales et formation

Il entre à l'École navale en 1930.

Ralliement à la France libre (1940)

Affecté sur le sous-marin Minerve (2e flottille de sous-marins) en , il quitte Cherbourg à l'arrivée de l'armée allemande en juin 1940 avec plusieurs sous-marins en réparation, incapables de combattre ni de plonger, et les emmène en Angleterre.

À la suite de l'opération Catapult (3 juillet 1940), il décide de rester et de continuer le combat aux côtés de l'armée britannique et s'engage dans la France libre, instituée par le général de Gaulle lors de son appel du 18 juin[1].

Il passe les premiers mois à remettre en état son sous-marin, avec de grandes difficultés d'approvisionnement en pièces détachées, puis effectue quelques missions au large de la Norvège (mouillage de mines, attentes de croiseurs allemands, torpillage d'un cargo...). Son sous-marin nécessitant des réparations importantes, il obtient de la Royal Navy, par-delà la hiérarchie gaulliste[réf. nécessaire], un sous-marin tout neuf, qui devient le Curie. Mais, devant attendre plusieurs mois avant l'achèvement du navire, il sollicite le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) pour partir en mission en France.

Durant cette période, il est déchu de la nationalité française et de son grade de lieutenant de vaisseau par le maréchal Pétain (décret du 4 octobre 1941[2]).

Mission en France pour le BCRA (1942)

Sa mission est de prendre contact avec des marins de la flotte stationnée à Toulon, aux ordres du régime de Vichy, notamment de l'amiral Darlan. Mais, le 27 novembre 1942, a lieu le sabordage de la flotte de Toulon, événement dû à l'invasion par l'armée allemande de la zone libre à la suite du débarquement allié en Afrique du Nord. Cela rend sa mission initiale inutile.

Création du réseau Marco-Polo

Il commence alors à organiser le réseau Marco-Polo, opérant entre Lyon (où se trouve alors Jean Moulin) et la côte méditerranéenne, pour recueillir et transmettre des renseignements intéressants pour les Alliés. Sa qualité d'officier de marine d'active lui assure, bien que venant de Londres, une certaine reconnaissance de la part des personnes qu'il contacte, notamment des officiers français chargés de démobiliser l'armée d'armistice, comme le contrôleur général Hederer[réf. nécessaire], de l'armée de l'air, qui lui permettent d'obtenir beaucoup d'informations sur les installations allemandes.

Il échappe à plusieurs reprises à l'arrestation, soit lors de contrôles inopinés, soit parce que les Allemands ont des informations sur lui.

Il quitte la France en laissant le réseau sous la direction de Pierre Montrose, lui aussi officier sous-marinier.

Retour à la marine de la France libre (1943)

De retour en Angleterre, il prend le commandement du Curie et patrouille en mer du Nord puis en Méditerranée, ce qui l'amène à Alger où le général de Gaulle, ayant quitté Londres, a installé le nouveau quartier général de la France libre, devenue la France combattante.

Représentant du général de Gaulle en France au moment de la libération (juin-août 1944)

Définitivement affecté au BCRA, il est de nouveau envoyé en France[Quand ?] comme représentant du général de Gaulle[réf. nécessaire] (Jean Moulin ayant été arrêté en juin 1943). Il participe à l'organisation de la Résistance et des futures institutions de la veille du débarquement de Normandie (6 juin 1944) à la libération de Paris (25 août). Il participe à cette libération dans l'état-major du colonel Lizé. Il est présent aux côtés de Jacques Chaban-Delmas, général de brigade des Forces françaises de l'intérieur nommé gouverneur militaire de Paris, au défilé du général de Gaulle sur les Champs-Elysées le 26 août.

Il est ensuite affecté au cabinet du général de Gaulle, président du gouvernement provisoire de la République française.

Carrière ultérieure

Il quitte la marine nationale avec le grade de capitaine de frégate et entre dans la marine marchande[3].

Mort et funérailles (1970)

Les mémoires de Sonneville (1968) et ses opinions sur de Gaulle

En 1968, il publie un ouvrage de souvenirs, Les Combattants de la liberté : Ils n'étaient pas dix mille (Paris, La Table Ronde).

Dans cet ouvrage, en 1940, il n'est pourtant pas gaulliste et montre son hostilité au Général[1].

Il dresse aussi un bilan très négatif de la situation à Alger en 1943, entre courants politiques (gaullistes, giraudistes, vichystes), militaires en concurrence et hostilité entre Français libres de la première heure et vichystes ralliés depuis novembre 1942[1].

Décorations

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI