Pierre Verlet

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Pierre Verlet
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Biographie
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Nicole Verlet-Réaubourg (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
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Distinction

Pierre Verlet, né le à Paris et mort dans la même ville le [1], est un conservateur de musée et historien de l'art français.

Élève de l'École des chartes, Pierre Verlet y obtient le diplôme d'archiviste paléographe en 1932 avec une thèse intitulée Histoire de l’ancienne Maison de Sully[2]. Durant cette période, il suit également des cours à la Sorbonne et à l'École du Louvre[3].

Il fut conservateur en chef des Objets d'art du musée du Louvre de 1945 à 1965 et de 1968 à 1972, et un spécialiste renommé du mobilier et de l'art décoratif français du Moyen Âge à l'Ancien Régime (émaux, gemmes, bronzes et orfèvrerie, porcelaine de Sèvres, tapis de la Savonnerie, etc.), sollicité par les collections étrangères pour inventorier leurs fonds (Waddesdon Manor, Frick collection, Fondation Gulbenkian). Ses recherches et ses publications sur le mobilier royal du XVIIIe siècle font toujours autorité. Il est l'un des initiateurs du remeublement du Château de Versailles, auquel il consacre plusieurs articles dès les années 1930[4].

Il a été professeur à l'École du Louvre. ("Histoire des arts appliqués à l'industrie", 1944-1953 ; "Décoration des grandes demeures françaises", 1954-1965) et a formé de nombreux spécialistes de l'art décoratif français, dont Daniel Alcouffe, ancien directeur du département des Objets d'art du musée du Louvre, Jean-Pierre Baroli, découvreur de l'estampille BVRB (Bernard Van Riesen Burgh), Geoffrey de Bellaigue (en), ancien conservateur des collections royales britanniques, le Danois Svend Eriksen, Bertrand Jestaz, Colombe Samoyault-Verlet, sa fille, Daniel Meyer, conservateur à Versailles, et Daniel Pasgrimaud, designer.

Il est le mari de la spécialiste en orfèvrerie Nicole Verlet-Réaubourg et le père du physicien Loup Verlet, de Colombe Samoyault-Verlet, de la claveciniste Blandine Verlet[5] et de l'universitaire Agnès Verlet.

L'Académie des inscriptions et belles-lettres décerne le prix d'Aumale en 1978 à son épouse pour son ouvrage Les Orfèvres du ressort de la Monnaie de Bourges[6].

Publications

Notes et références

Annexes

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