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Pierre Verstraeten

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Pierre Verstraeten
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Pierre Victor Verstraeten (1933 Bruxelles - 2013 Mijas (Espagne) est un philosophe belge, professeur à l'université libre de Bruxelles (ULB).

Pierre Verstraeten était un philosophe belge-francophone, et professeur de l'ULB. Avec Sartre il fut co-éditeur chez les Éditions Gallimard[1]. Il avait été l'assistant de Chaïm Perelman, avec lequel il avait rédigé sa thèse de doctorat, après un séjour à l'ENS où il s'était lié d'amitié avec Louis Althusser, et Alain Badiou surtout.

Il milita dans le Cercle du Libre Examen[2] et eut un rôle actif[Lesquels ?] dans les événements de Mai 68.

Violence et Éthique

Il a tenté de donner une voix à Sartre lors de débats ultérieurs[3], par exemple dans le contexte structuraliste[4]. Le titre de son magnum opus, « Violence et éthique », est déjà indicateur des Leitmotives. Verstraeten a développé une morale dialectique qui sert de médiateur entre le moralisme et le réalisme. Le passage de la conscience individuelle à la praxis collective est une question épineuse pour Sartre, il est le saut de son premier ouvrage principal, L'Être et le Néant[5] (1943), au deuxième, la Critique de la raison dialectique (1960). Pour cela, Verstraeten utilise comme illustration les figures de la dramaturgie politique de Sartre[6]. Ce sont les expériences dramatiques des figures théâtrales qui incarnent politiquement les rôles de médiateur.

En outre, Verstraeten utilise et interprète des notions éthiques empruntés à d’autres époques ou traditions, par exemple Salut et Rédemption[7]. Puisque l'homme est un être libéré de la nature et que l'existence est caractérisée par la tension entre être et avoir-à-être, la dimension d'origine morale se dévoile ici, c'est-à-dire le devoir-être (ought, Sollen). Libéré de la nature, l’homme s’appuie, dans son existence culturelle, sur quelque chose qui donne de la substance à sa liberté. Le chaînon qui manquait entre les deux, Verstraeten l'avait trouvée dans la tradition théologique de la Grâce. Une doctrine sécularisée de la Grâce lui a servi d'intermédiaire entre les extrêmes initiaux de l'individu et de la société. C'est à partir de cet élan révolutionnaire que Verstraeten a défendu de « vieux choses », telles origine, dialectique et responsabilité morale, i.a. contre Heidegger, Foucault, Althusser.

Autres publications

Références

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