Pierre de Grez, Pierre de Grès ou Pierre de Corbeil, né dans le Gâtinais et mort le , est un prélat français, chancelier du roi de France Philippe le Bel en 1306, évêque d'Auxerre de 1308 à 1325.
Son père Jean de Corbeil (ou de Gretz?) était seigneur de Grez, en Brie. Son frère, lui aussi nommé Jean de Corbeil, apparenté au puissant conseiller royal Enguerrand de Marigny, fut maréchal de France sous Philippe le Bel[1].
Apparenté à l'évêque de Chartres (1244-1246) Henri de Grez[réf.nécessaire], Pierre était aussi le neveu de Guillaume de Grez, évêque d'Auxerre de 1278 à sa mort en 1295. L'élection du successeur de Guillaume de Grez se fait dans la discorde: certains chanoines élisent son neveu Pierre, alors chanoine d'Auxerre, d'autres Ferry de Lorraine. Il s'ensuit une procédure d'appel à la Curie pontificale, tranchée en 1296 par Boniface VIII, qui écarte les deux élus et nomme Pierre de Mornay, tout en conférant à Pierre de Grez un canonicat dans l'église Notre-Dame de Paris[2].
Pierre de Grez certifia l'authenticité des reliques de saint Amatre, possédées par la cathédrale.
Il participa au concile de Sens des 11- qui condamna 54 templiers au bûcher sous la présidence de l'archevêque de Sens Philippe de Marigny. En 1311, il assista au concile général de Vienne[4].
Références
↑ Voir Alain Provost, Domus diaboli. Un évêque en procès au temps de Philippe le Bel, Paris, Belin, 2010, p. 302.
↑ G. Digard, Les registres de Boniface VIII, n. 906, 1035.
↑ Voir A. Provost, Domus diaboli, op. cit., p. 8, 29, 30, 32, etc.