Pierregot

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Pierregot
Pierregot
Chapelle Notre-Dame-O-Pie, entourée de tombes anciennes et nouvelles.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire Nord Picardie
Maire
Mandat
Loïc Dupont
2020-2026
Code postal 80260
Code commune 80624
Démographie
Population
municipale
280 hab. (2023 en stagnation par rapport à 2017)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 09″ nord, 2° 22′ 49″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 134 m
Superficie 2,46 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Corbie
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Pierregot
Liens
Site web https://pierregot.fr

Pierregot est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Localisation

Pierregot est un village picard de l'Amiénois.

À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à km à l'est de Villers-Bocage[1], 13 km au nord-est d'Amiens[2], 14 km au nord-ouest de Corbie[3], 18 km au sud de Doullens, 19 km à l'ouest d'Albert[4] et à 43 km au sud-ouest d'Arras[5].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de trois communes.

Les communes limitrophes sont Mirvaux, Molliens-au-Bois et Rubempré.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Pierregot[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 797 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Glisy à 14 km à vol d'oiseau[12], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 646,6 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,6 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Pierregot est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (84,2 %), zones urbanisées (10,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,6 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

En 2019, la localité est desservie par la ligne d'autocars no 23 (Doullens - Beauquesne - Amiens) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés[20].

Toponymie

Carte de la Picardie de 1620 - Pierregoß.

Le nom de Pierregot apparaît dans les textes au XIIIe siècle, sous la forme Pierregort (1262)[21].

Le nom de la commune est Pièrgou en picard[22].

Histoire

Origines

L'époque néolithique

Au printemps de l'année 1974, un agriculteur travaillant son champ trouve une belle hache polie. Ce jour-là, Bernard Cuvelier ne se doute pas qu'il vient de découvrir la trace la plus ancienne de vie humaine à Pierregot. La hache polie trouvée date du Néolithique, période où des agriculteurs venus du Danube s'installent dans la région. Ces hommes organisés socialement, pratiquant l'élevage et la céramique se sédentarisent. Ils commencent à défricher les forêts, cultivent la terre et s'adonnent au commerce.

Le village se serait formé, à la suite du défrichement par des danubiens, au milieu de la forêt de Vicogne qui couvrait la région située au nord d'Amiens. Cette hypothèse parait vraisemblable puisque le vidame de Picquigny parle, dans un document daté de 1300, d'une pierre levée au milieu de cette forêt, pierre qui pourrait être le mégalithe en question.

Les regroupements humains constituent une autre particularité du Néolithique : les hommes vivent en village et construisent des enceintes fortifiées. Des traces d'enceinte transparaissent encore dans le paysage de Pierregot et sur les documents cadastraux[23].

Les Gaulois

Au début du premier millénaire avant notre ère, les Celtes envahissent la Picardie. Ils s'installent dans des cadres déjà en place et les nombreux objets gaulois trouvés laissent à penser qu'ils ne négligent pas le site de Pierregot.

En 1842, Monsieur Fournier, agent voyer, trouve un vase en terre cuite noir. La même année, des statuettes et d'autres vases en terre cuite sont découverts. L'année suivante, Monsieur Lartigue, chirurgien, trouve le buste d'une statuette en pierre. En 1856, plus de six cents pièces gauloises en électrum au type du cheval sont découvertes. Ces pièces, comme neuves, laissent supposer qu'il y avait là un atelier de frappe de monnaies. En 1891, Messieurs de Boutray et de Guyencourt (de la Société des Antiquaires de Picardie) font deux excursions à Pierregot dans le but d'examiner un ancien cimetière. Un groupe de six à sept tombes est mis au jour et différents objets sont trouvés : bracelets et fragments de verre blanc[23].

Les Romains

Sous la direction de Jules César, les légions romaines arrivent dans la région, alors appelée Gaule Belgique, en 57 avant Jésus Christ. La voie reliant Samarobriva (Amiens) à Nemetocenna (Arras) est construite. Elle passe par Pierregot où est découvert en 1842 un ponceau romain en grès et un certain nombre de restes de la voie. En 1988, Roger Jouy, architecte demeurant dans la commune, découvre en démolissant un mur ancien, un socle de borne milliaire romaine. Au sommet de ce socle, on peut toujours voir l'emplacement circulaire de la borne d'origine. Celle-ci était distante de Samarobriva de neuf milles romains par la voie antique (environ 13 km 300).

C'est ainsi qu'à Pierregot, la route s'infléchit en un arc de cercle toujours visible au niveau de l'église. Au début des années 1960, Roger Agache repère lors d'une observation aérienne « une structure sub-ovalaire marquée dans le paysage par des limites agraires et des haies ». La structure repérée correspond certainement à une enceinte fortifiée de l'époque néolithique ayant laissé sa place à une agglomération gauloise contournée par la voie romaine. L'archéologue signale également l'existence d'une aire d'habitats à l'époque gallo-romaine au lieu-dit « La plaine des moulins ».

Sous l'occupation romaine, Samarobriva prend son essor et la région connaissant la paix n'exige pas de moyens militaires importants. Avec le début des troubles du IIIe siècle, la défense de Samarobriva nécessite l'implantation de stations militaires placées sur les principaux itinéraires la reliant aux grandes cités. Un camp de ce type, apte à contenir une à deux cohortes, est repéré à Pierregot grâce à l'archéologie aérienne[23]..

Les invasions

Malgré la création de ces camps militaires, la seconde moitié du IIIe siècle est marquée par de nombreuses incursions des peuples germaniques, en particulier des Goths. Au siècle suivant, on assiste à une invasion des Alamans en 352, rejoints par les Francs en 355. Ils ravagent le nord de la Gaule pendant cinq ans. Pirates saxons et barbares se succèdent malgré la mise en place de nombreuses garnisons au IVe siècle. Au début du Ve siècle, toutes les provinces de la Gaule sont dévastées. Les invasions marquent notre région à tel point que l'on attribue aux envahisseurs des monuments dont l'origine est antérieure.

Les origines de Pierregot sont à l'image de l'histoire de la Picardie, lieu de passage ou de vie et terre d'invasions. Enrichi par une occupation humaine ancienne, le sol picard nous éclaire sur le passé en nous livrant sans cesse de nouveaux vestiges[23].

Le village était un centre important d'extraction du grès au XIIIe siècle[21].

Passé industriel

L'agriculture a très longtemps fait vivre la population rurale, mais n'a pas toujours représenté l'activité essentielle des villageois. À Pierregot, la transformation de matières premières en produits fabriqués -l'industrie- a constitué le mode de subsistance principal des habitants jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Des générations entières ont vécu non seulement du travail du fer ou de la cordonnerie mais aussi et surtout de l'exploitation du grès, de la meunerie et de l'industrie textile. Nous nous intéresserons donc plus particulièrement à ces trois industries[24]

La gresserie

L'industrie du grès est très ancienne à Pierregot qui fut un centre gressier important dès le XIIe siècle. Liée d'abord à la construction de fortifications ou de bâtiments religieux en dur, la gresserie s'est ensuite développée pour le pavage des rues des grandes cités. Les archives des villes et villages nous permettent de connaître l'origine et la destination des grès extraits entre les XIIe siècle et XXe siècles.

En 1185, Philippe d'Alsace commence l'édification de l'enceinte fortifiée d'Amiens. Cinq ans plus tard, le nouveau roi Philippe Auguste garantit à la ville d'Amiens son union perpétuelle à la couronne de France et continue la construction de l'enceinte qui portera son nom. Celle-ci va nécessiter de grandes quantités de grès pour sa muraille : Pierregot sera l'un des principaux fournisseurs.

Lors de la construction de la cathédrale d'Amiens, des grès originaires du village sont utilisés pour les soubassements. Ceci est confirmé par les historiens Georges Durand et Albéric de Calonne.

Au XIVe siècle, l'enceinte de la ville d'Amiens s'ouvre sur l'extérieur par trois portes dont celle de la grande route du nord : la porte Montrescu. Cet ouvrage nécessite, en 1390, l'achat de grès à Pierre Le Gressier et Jean Bliaut demeurant à Pierregot.

Au XVe siècle, la ville de Doullens s'approvisionne également dans le village pour ses fortifications. Elle achète des grès à Pierregot en 1408 et 1409.

À Amiens, le pavage du boulevard de la porte Montrescu en 1527, celui de la porte des Rabussons en 1571 et la construction du bastion de Longueville en 1573 sont réalisés avec des grès de la commune.

Au XVIIIe siècle, six bornes sont posées à côté des deux portes de l'Hôtel de Ville d'Amiens. Ces bornes sont fournies par Nicolas Caron, gressier à Pierregot, en 1724. Pour la Halle au blé d'Amiens, d'autres grès seront achetés en 1784.

L'industrie du grès a connu son plein essor entre les XIIe et XVIe siècles pour observer un ralentissement durant les trois siècles suivants et agoniser au début du XXe siècle. Les gressiers des Pierregot ont durant cette période, non seulement fourni des grès pour le pavage et la construction d'édifices publics mais également pour bon nombre de constructions privées dont nous ne pourrions faire l'inventaire[24].

La meunerie

Pierregot fut longtemps un pays de moulins. Si ceux-ci ont disparu aujourd'hui, les lieux-dits cadastraux et la tour en grès du moulin Arrachart constituent les traces de ce passé florissant.

En Picardie, les moulins à vent apparaissent à la fin du XIIe siècle. Dans un premier temps, ils sont la propriété des seigneurs locaux. Chaque paysan doit utiliser le moulin banal pour moudre son grain moyennant une redevance. En 1390, les archives de Pierregot font état d'amendes à payer par les paysans ne respectant pas cette obligation. Le moulin devient alors un moyen d'oppression supplémentaire.

Puis la meunerie se libéralise et les moulins à vent fleurissent autour du village. Moulins construits en dur ou moulins en bois se côtoient en nombre dans la plaine environnant Pierregot. Chaque meunier capte de façon ingénieuse le vent pour faire fonctionner son outil de travail. En ce qui concerne le moulin Arrachart, seules la tête, la toiture et les ailes sont mobiles et tournent sur la jante grâce à des galets. La tête obéit aux déplacements d'une longue perche oblique appelée « queue ». En bougeant cette queue, le meunier capte le vent de mer, de Lorraine, d'Écosse ou du nord.

Le lieu-dit « Plaine des moulins » évoque toujours la grande période de la meunerie à Pierregot. La création des minoteries à vapeur sonne le glas des moulins à vent qui restent sans ouvrage. Au début du XXe siècle, seul un moulin fonctionne encore sur le terroir de la commune : celui-ci s'arrêtera en 1932.

Le moulin Arrachart, dont la tour est encore dressée fièrement devant Notre Dame O Pie, ne transforme plus le blé en farine mais demeure le vestige d'une période faste, aujourd'hui révolue[24]..

L'industrie textile

La forte expansion économique du XVIIIe siècle s'est accompagnée d'une montée en puissance de l'industrie textile française. Les métiers à tisser des grandes villes sont en grande partie approvisionnés par les filés fabriqués dans les villages alentour.

À Pierregot, un important cheptel ovin fournit aux XVIIe et XVIIIe la matière première à de nombreux fileurs de laine. Leur production s'écoule, en grande partie, sur le marché au fil qui se tient trois fois par semaine à Amiens.

Outre les fileurs, les tisserands sont très nombreux à Pierregot. Ceux-ci d'abord appelés « sayeteurs » ou « saieteurs » prennent le nom de « tisseurs » à partir de 1846. Ils travaillent la laine, le chanvre et le lin. Après 1850, on tisse plus fréquemment le jute et le velours.

La production textile rurale est bien souvent associée à une activité agricole : un petit lopin de terre est cultivé par le père pendant que femme et enfants filent ou tissent dès l'âge de douze ans. En 1851, la population de Pierregot atteint 652 habitants et la fabrication à domicile est à son apogée. On y dénombre plus de cent métiers à tisser, ce qui restitue bien le niveau du potentiel industriel du village à l'époque.

À la fin du XIXe siècle, une concentration de l'industrie textile s'opère : les petits artisans se regroupent dans les grands ateliers amiénois et privent les tisseurs ruraux de leurs débouchés traditionnels. Ces derniers partent travailler en ville et Pierregot se dépeuple parallèlement au déclin de son industrie textile.

Après la Première Guerre mondiale, les métiers à tisser encore en activité ne produisent plus les grandes pièces de toile d'autrefois. L'artisanat textile à domicile, moribond, s'éteint définitivement à la fin des années 1920-1930.

La Picardie est une région agricole mais les Picards ont vécu pendant plusieurs siècles de l'industrie et de l'artisanat de production à domicile. Avec la révolution industrielle du XIXe siècle la production rurale décline dans tous les domaines au profit des entreprises urbaines de taille importante. Pierregot n'échappe pas à la règle et les petits producteurs quittent le village pour se faire embaucher à Amiens. Des familles entières quittent la commune où seule la population agricole se maintient quelque temps. En ce nouveau millénaire, les paysans se font rares et il devient difficile d'imaginer l'intense activité qui a régné au village pendant plusieurs siècles[24]..

Pierregot était au Moyen Âge le siège d'une seigneurie appartenant à l'évêque d'Amiens, qui fit élever le moulin Arrachard, moulin à vent dont la tour est toujours visible, entre Pierregot et Rubempré[21].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Villers-Bocage[25]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Corbie.

Intercommunalité

La commune faisait partie de la communauté de communes Bocage Hallue, créée fin 1999.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Ce projet prévoiyait la « fusion des communautés de communes du Bernavillois, du Doullennais et de Bocage Hallue », le nouvel ensemble de 34 661 habitants regroupant 70 communes[26]. À la suite de l'avis favorable du Doullennais, du Bernavillois, de l'avis défavorable de Bocage-Hallue (dont une partie des communes souhaitait rejoindre la communauté d'agglomération Amiens Métropole[27]), puis de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en mars 2016[28].

C'est ainsi que l'arrêté préfectoral du créant la communauté de communes du Territoire Nord Picardie a pris effet le [29], dont la commune est désormais membre..

Liste des maires

Liste des maires successifs[30]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981   Jacques Guilloy PSU  
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1981 mars 2008 Gérard Philippe    
mars 2008[31] 2014 Daniel Sauvet    
2014[32] en cours
(au 24 juillet 2020)
Loïc Dupont   Professeur des universités
Réélu pour le mandat 2020-2026[33]

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[35].

En 2023, la commune comptait 280 habitants[Note 5], en stagnation par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340483378485566625614661652
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
635582519428392359367342311
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
279285262224213182188174173
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
153179180211250243248250260
2018 2023 - - - - - - -
282280-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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