Pietro Antonio Michelotti

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Pietro Antonio Michelòtti est un médecin vénitien (né à Drò, dans le village de Riva del Garda en 1673 - Venise le ), partisan de la doctrine iatro-mécanique. Proche de la famille de Jean Bernoulli, il entretint une correspondance importante avec toute l'Europe savante. Il recherchait dans les composants du sang l'origine des sécrétions humaines.

Il était le cinquième enfant de Gianfrancesco Michelòtti, d'une vieille famille d'Arco, et de sa femme Domenica.

Après avoir appris le latin à Arco, il décida de lui-même de se consacrer à l'étude de la philosophie, de la physique et des mathématiques. Étudiant de l’université de Padoue, il eut pour maîtres B. Ramazzini, le cartésien M. Fardella, D. Guglielmini et A. Vallisneri, et le soutint sa thèse de doctorat de philosophie et de médecine. Invité par le jury à combler ses lacunes en géométrie, il s'inscrivit en 1701 et 1702 à la Faculté des Arts pour y suivre les cours en auditeur libre. Contraint de retourner dans sa patrie en 1703 par suite de l’invasion du Trentin par l'armée française durant la guerre de succession d'Espagne, il alla en 1706 Venise où on l'admit au Collège des médecins ce qui lui permettait d'exercer comme praticien. Ce fut une période d'activité intellectuelle intense et féconde où il découvrit les idées iatro-mécaniques. À cette époque il travaillait avec A. Conti, avec qui il fréquentait une société de mathématiques et de physique, où ils suivaient les conférences de T.P. Maffei.

Le séjour de Padoue : les iatromécaniciens

Mais c'est surtout le mathématicien suisse Jakob Hermann, déjà disciple de Jacques Bernoulli, qui eut sur Michelòtti une influence décisive. Ce géomètre avait postulé en 1707 à la succession de Gottfried Wilhelm Leibniz à la chaire de mathématique de l’université de Padoue. En 1707 et 1708, Michelòtti fut étudiant de la Faculté des Arts pour y suivre les leçons publiques de Hermann ; peu à peu, il noua avec lui des rapports amicaux et bénéficia de cours particuliers : Hermann l’initia au calcul différentiel et intégral et lui fit connaître deux textes fondamentaux pour la nouvelle doctrine iatro-mécanique, les traités De motu musculorum (1694) et De effervescentia et fermentatione (1690) de Jean Bernoulli ; en outre, Hermann (qui travaillait alors à la rédaction de sa Phoronomia) lui révéla quelques démonstrations originales que Michelòtti s’attribua par la suite dans son essai De separatione fluidorum. Michelòtti demeura en correspondance avec Hermann jusqu’à son départ de Padoue (1713) ; il put, par son entremise, nouer des liens épistolaires avec Jean Bernoulli en 1714, puis avec Leibniz l'année suivante. Sa correspondance avec Bernoulli se prolongea jusqu’à la fin de l'année 1725 et lui fut précieuse, non seulement pour l’élaboration du De separatione fluidorum, mais aussi pour la compilation de ses Animadversiones qu’il annexa à l’édition suivante (Venise, 1721) des deux traités de Bernoulli.

Les Animadversiones étaient une attaque frontale contre les objections de James Keill sur la doctrine de la contraction musculaire de Bernoulli ; quelques années plus tard, Michelòtti adressa à Hermann, alors en poste à Saint-Pétersbourg, une Apologia (Venise, 1727) dans laquelle il répondait à d’autres critiques de Richard Mead formulées entre-temps.

La iatromécanique à l'épreuve

Avec sa première œuvre, intitulée Conghietture … sopra la natura, cagione, e rimedj dell’infermità regnanti ne’ animali bovini (ibid. 1712), Michelòtti se mêlait d'une polémique vivace, suscitée par l'origine mystérieuse d'une épizootie de fièvre aphteuse survenue en 1711 et 1714.

Fortement influencé par les thèses de Guglielmini, il soutint que la cause occasionnelle de l’épizootie était la saison froide et pluvieuse qui l’avait précédée et que la cause immédiate était la coagulation et la fermentation du sang ; de ce sang coagulé il disait avoir tiré des « sels de différentes formes, les uns rhomboédriques, les autres cubiques, tétraédriques, etc.» (p. 19) responsables des altérations du sang.

Travaux sur les écoulements physiologiques

Bibliographie

Voir également

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