Pingo

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Pingos à proximité de Tuktoyaktuk dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada.
Pingo érodé dont la surface est couverte d'un sol polygonal (sol structuré) à proximité de Tuktoyaktuk dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada.

Un pingo ou boulgounniakh en Sibérie est une colline de glace recouverte de terre et qui se rencontre dans les régions arctiques, subarctiques et antarctiques. « Pingo » est un mot inuit désignant une petite colline en forme de cône. Le terme pingo a été mentionné la première fois en 1938 par le botaniste spécialiste de l'arctique Alf Erling Porsild. En son honneur, un pingo porte son nom dans le delta de la Mackenzie.

Les plus grands pingos peuvent atteindre 50 m de hauteur et 900 m de largeur mais la largeur moyenne est de 200 m. L'angle de la pente va de 34 à 38°, rarement plus de 45°. Les pingos ne peuvent se former que dans un environnement mettant en jeu un pergélisol et un terrain meuble. Ainsi, en retrouvant les traces d'un pingo, on peut en déduire que le site fut occupé par un pergélisol.

Les plus nombreux se rencontrent dans le delta de la Mackenzie dans le grand nord canadien. On en rencontre aussi dans le Svalbard, en Scandinavie, en Alaska, au Groenland, en Antarctique et en Sibérie où ils sont appelés boulgounniakh selon un terme iakoute.

Les pingos sont souvent classés en deux catégories[1] :

  • hydrostatiques : c'est un système clos, l'eau formant le pingo provient du pergélisol ;
  • hydrauliques : c'est un système ouvert, l'eau formant le pingo provenant d'une source extérieure (pluies, eaux de ruissellement, pergélisol profond, etc).

Les pingos hydrostatiques se forment en général de manière isolée (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas d'autres à proximité) tandis que les pingos hydrauliques ont tendance à se former par groupes.

Formation

Références

Liens externes

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