Pinxit, du latin «(il/elle) a peint», est une mention ajoutée à la signature d'un artiste sur l'une de ses œuvres, principalement utilisée durant le Moyen Âge tardif et pendant la Renaissance.
Signature de Maria Cosway suivie de la mention pinxit.
L'expression est parfois utilisée sous les formes P, PIN ou PINX, comme dans certaines peintures de Raphaël[1]. La locution me pinxit trouvée sur un crucifix du XIIesiècle n'était pas utilisée dans le même sens, puisqu'elle était plutôt une attestation de dévotion[2].
Lorsque Duccio signe pinxit sur sa Maestà de la cathédrale de Sienne, il effectue une manœuvre audacieuse, cet ajout symbolisant une revendication d'un statut égal à la ville[3]. Au courant du Moyen Âge tardif, l'utilisation de la mention, et d'autres formes du verbe pingere, en écriture gothique, est très répandue, surtout sur les cartellinos d'œuvres réalisées à Venise vers 1440. D'autres locutions similaires incluent les verbes facere (fecit, « fait par », notamment utilisé par Titien) ou fingere (concevoir)[4],[5].
En Nouvelle-Espagne du XVIIIesiècle, les artistes signaient souvent pinxit Mexici (fait au Mexique) à la fin de leurs œuvres destinées au marché européen pour montrer leur appartenance[6].
Références
↑(en) Rona Goffen, Raphael's Designer Labels: From the Virgin Mary to La Fornarina, vol.24, Cracovie, Artibus et Historiae(en), , chap.3, pp. 123-142.
↑(en) Louisa C. Matthew, The Painter's Presence: Signatures in Venetian Renaissance Pictures, vol.80, New York, The Art Bulletin, (lire en ligne), chap.4, pp. 618-648.