Piotr Kamler
réalisateur polonais
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Piotr Kamler né en 1936 à Varsovie (
Pologne) est un réalisateur et scénariste de cinéma d'animation polonais et français[1].
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Biographie
Piotr Kamler, diplômé de l’Académie des beaux-arts de Varsovie en 1959, poursuit ses études grâce à une bourse, aux Beaux-Arts de Paris.
Grâce au Service de la recherche de la RTF — puis de l'ORTF — dirigé par Pierre Schaeffer, il collabore avec des compositeurs de musique concrète comme Bernard Parmegiani, Iannis Xenakis, François Bayle, Ivo Malec et il réalise plusieurs courts métrages de recherche[2].
Depuis, Piotr Kamler vit alternativement à Paris et Varsovie, mais réalise ses films en France.
Piotr Kamler réalise ses films de manière artisanale. Fabriquée de ses propres mains, sa table d'animation est un chevalet sur lequel il élabore lentement, par approches successives, un objet qu'il voudrait parfait. La conception jusqu'à la finition — dessin, prises de vues, montage — sont le travail d'un seul homme.
Piotr Kamler dit de son travail qu'il « s'enferme dans un monde réel, dont il ne fait que visualiser l'existence ». Son univers fantastique et baroque est peuplé de personnages et de situations bizarres, fait de matières, de couleurs et d’ombres profondes. Il met en scène un monde électrique, complexe et souvent contradictoire, qui par sa logique interne reflète le monde réel. Ses fables, comme L’Araignéléphant, Délicieuse catastrophe ou Cœur de secours,évoquent l'idée que rien n’est perdu, que l’improbable peut exister.
Donner une réalité plastique à ses histoires insolites est la première préoccupation de Kamler : la recherche de procédés et de matériaux, la qualité visuelle du spectacle. Couleurs intenses et lumières mouvantes font ressortir la présence des personnages et des décors.
Raphaël Bassan écrit au sujet de Chronopolis (version long métrage, 1982), dans la revue d'arts plastiques Canal : « La genèse de ces volumes est présidée par tout un jeu complexe de machines célibataires qui signalent l'habileté de l'animateur Piotr Kamler. Pour donner une approche fantastique du film, il nous est dit qu'un événement important doit naître de la rencontre d'un instant privilégié et d'un humain. Cet instant arrive et entraîne, dans un délire graphique inouï, l'auto-destruction de la cité[3]. »
La musique constitue pour Piotr Kamler un domaine avec lequel il accepte d’établir les bases permanentes d'une collaboration artistique. La musique expérimentale, la recherche de nouvelles sonorités, lui révèlent une démarche empirique proche de la sienne.
La musique constitue pour Piotr Kamler un domaine avec lequel il accepte d’établir les bases permanentes d'une collaboration artistique. La musique expérimentale, la recherche de nouvelles sonorités, lui révèlent une démarche empirique proche de la sienne.[incompréhensible]
Distinctions
Outre les prix obtenus dans divers festivals internationaux (Annecy, New-York, Mamaia, Cracovie, Rimini, Grenoble, Melbourne, Marly-le-Roi[4],[5]), Piotr Kamler a été nommé chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 1975.
Un hommage pour l'ensemble de son œuvre lui est rendu au festival du film de Cracovie en , où il reçoit le Dragon des dragons[6].
Nominations et récompenses
- Prix Émile-Cohl 1968 : L'Araignélefant
- Grand Prix du Festival d'Annecy 1975 : Le Pas
- Présenté au festival de Cannes en 1982 : Chronopolis
Filmographie
Note : hormis Chronopolis, tous ses films sont des court-métrages.
- 1959 : La Ville (Miasto)
- 1959 : Continu Discontinu, musique de Luc Ferrari et Iannis Xenakis
- 1960 : Conte (Bajka)
- 1961 : Lignes et points (Linie i punkty), musique de François Bayle
- 1961 : Composition, musique de Philippe Carson[7]
- 1961 : Danse, musique de Bernard Parmegiani
- 1962 : Reflets (Odbicia), musique d'Ivo Malec
- 1963 : Meurtre (Morderstwo)
- 1963 : Hiver (Zima)
- 1964 : Galaxie, musique de François Bayle
- 1965 : Tournoi, avec André Voisin, voix de Pierre Vaneck.
- 1966 : La Planète verte (Zielona planeta), musique de Ivo Malec, voix de Jacques Sternberg
- 1967 : Le Départ (Odjazd)
- 1968 : L'Araignélefant (Słonioga), avec Jacques Rouxel, musique de Bernard Parmegiani
- 1968 : Le Trou (Dziura), musique de Robert Cohen-Solal
- 1969 : Le Labyrinthe (Labirynt), musique de Bernard Parmegiani
- 1970 : Délicieuse catastrophe (Słodka katastrofa), musique de Robert Cohen-Solal
- 1973 : Cœur de secours (Zapasowe serce), musique de Francois Bayle
- 1975 : Le Pas (Krok), musique de Bernard Parmegiani
- 1977-1982 : Chronopolis[8], musique de Luc Ferrari, voix de Michael Lonsdale
- 1988 : Chronopolis (moyen métrage)
- 1993 : Une Mission éphémère (Ulotna Misja), musique de Bernard Parmegiani
DVD
- 2007 : DVD Piotr Kamler, à la recherche du temps[9].