Pipistrellus maderensis

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La Pipistrelle de Madère (Pipistrellus maderensis) est une espèce de chauve-souris de la famille des Vespertilionidae, parfois considérée comme sous-espèce de Pipistrellus kuhlii.

Faits en bref Règne, Embranchement ...
Pipistrellus maderensis
Description de cette image, également commentée ci-après
Pipistrelle de Madère
Classification MSW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Chiroptera
Sous-ordre Microchiroptera
Famille Vespertilionidae
Sous-famille Vespertilioninae
Tribu Pipistrellini
Genre Pipistrellus
Sous-genre Pipistrellus

Espèce

Pipistrellus maderensis
(Dobson, 1878)

Synonymes

Statut de conservation UICN

(EN)(EN)
ENB2ab(iii) : En danger

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Répartition

Distribution

Cette espèce est endémique à Madère (Madeira, Porto Santo) et à l'Ouest des îles Canaries (La Palma, La Gomera, El Hierro, Tenerife). Les pipistrelles observées aux Açores (Santa Maria, Flores, Corvo, Graciosa, San Jorge) appartiennent probablement à cette espèce. Elles évoluent entre le niveau de la mer et jusqu'à 2 150 mètres d'altitude dans les îles Canaries, avec une préférence pour les basses terres de Madère.

Publication originale

  • Dobson, 1878 : Catalogue of the Chiroptera in Collection of British Museum. British Museum of Natural History, London, p. 1-567

Habitat et écologie

La Pipistrelle de Madère évolue dans divers habitats, comme les habitats aquatiques, les bois et les terres agricoles. Ses types d'habitat de prédilection restent les forêts et les zones humides.

Elle se nourrit d'insectes volants, notamment de petits papillons de nuit et de diptères.

Des colonies de reproduction ont été trouvées dans les crevasses des falaises et sous les toits des maisons, ainsi que dans les nichoirs.

Les sites de repos comprennent les crevasses rocheuses, les nichoirs et les crevasses dans les bâtiments. Elle est souvent associée aux établissements humains, bien que, contrairement à Pipistrellus pipistrellus (présente en Espagne continentale), elle ait tendance à ne pas être trouvée dans les parcs, les jardins et les avenues bordées d'arbres dans les zones urbaines des îles Canaries.

La durée d'une génération est de 5,2 ans.

Population

La population totale des Pipistrelles de Madère est estimée à moins de 1 000 individus et la dynamique des populations est inconnue[1].

À Madère et les îles associées, elle est abondante, mais très rare à Porto Santo.

Aux îles Canaries, elle est relativement commune et est la chauve-souris la plus fréquemment signalée sur toutes les îles d'occurrence. Bien qu'aucune chauve-souris ne soit abondante sur les îles, la taille et la tendance de la population n'ont pas été quantifiées.

Aux Açores, les chauves-souris sont rares ou très rares sur toutes les îles, et le nombre total d'individus est probablement inférieur à 300. La tendance actuellement de la population est décroissante avec un nombre d'individus matures évalué entre 1 et 999.

La Pipistrelle de Madère et l'Homme

Informations sur l'évaluation

L'espèce est limitée à quelques îles des Canaries et des îles de Madère (et éventuellement des Açores). La population compte moins de 1000 individus et on soupçonne qu'elle est en déclin en raison de la perte d'habitat, de l'utilisation de pesticides agricoles et de la perturbation des dortoirs. Cette espèce est également sensiblement fragmentée. Elle est évaluée En danger (B2ab(iii)) sur la liste rouge de l'UICN depuis le [2].

Habitat menacé

La restauration des bâtiments, couvrant les fissures où elle se perche, est une menace pour l'espèce. Les pluviomètres attirent des dizaines de chauves-souris qui y sont piégées et meurent. La perte d'habitat naturel peut être une menace, bien que l'espèce soit apparemment adaptée aux habitats artificiels. L'utilisation de pesticides agricoles peut être un problème, et la perturbation des dortoirs dans les bâtiments peut également être préoccupante.

Mesures de conservation

L'espèce est protégée par la Convention de Berne[3] et incluse dans l'annexe IV de la Directive 92/43/CEE du Conseil des communautés européennes concernant la conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore sauvage datant du [4]. Rainho et Palmeirim (2002) ont proposé les actions suivantes : identification, protection et surveillance des gîtes ; préservation et restauration des habitats naturels, réduction de l'utilisation des pesticides ; et étude de la biologie, de l'écologie, de la génétique et de la systématique de l'espèce. Trujillo (2002) recommande en outre, une campagne de sensibilisation du public visant à réduire la perturbation des colonies de reproduction dans les maisons privées.

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Notes et références

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