Piranèse (roman)

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Piranèse
Auteur Susanna Clarke
Pays Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Roman
Fantasy
Distinctions Women's Prize for Fiction 2021
Version originale
Langue Anglais britannique
Titre Piranesi
Éditeur Bloomsbury
Lieu de parution Londres
Date de parution
Nombre de pages 272
ISBN 978-1-5266-2242-6
Version française
Traducteur Isabelle D. Philippe
Éditeur Robert Laffont
Lieu de parution Paris
Date de parution
Type de média Livre papier
Nombre de pages 306
ISBN 978-2-221-25024-2

Piranèse (titre original : Piranesi) est un roman de fantasy écrit par l'auteur britannique Susanna Clarke. Troisième ouvrage de l'auteur, ce roman, son deuxième, est sorti en 2020 en Angleterre[1], aux éditions Bloomsbury. Il a été édité en France par les éditions Robert Laffont en 2021[2].

Ce roman a reçu le Women's Prize for Fiction 2021 et a été nommé notamment pour les prix Hugo, Nebula, World Fantasy et British Science Fiction du meilleur roman 2020 ou 2021.

Le protagoniste, connu uniquement sous son surnom de Piranèse, vit dans un lieu appelé le Palais, un monde composé d'une infinité de salles et de vestibules ornés de statues, toutes différentes. Les niveaux supérieurs du Palais sont remplis de nuages, et les niveaux inférieurs d'un océan qui, par moments, envahit le niveau intermédiaire au gré des marées que Piranèse observe méticuleusement. Il consigne les événements de chaque jour dans ses journaux, dont le texte constitue le roman. Il se présente comme un scientifique, postulant que le Palais est vivant et divin, affirmant avoir des preuves de l'existence de seulement quinze personnes dans ce monde, dont treize d'entre elles n'étant plus que des squelettes morts depuis longtemps.

Deux fois par semaine, Piranèse rencontre l'Autre, un homme élégant qui sollicite son aide pour rechercher un « Grand Savoir Secret » dissimulé quelque part dans le Palais. L'Autre apporte parfois à Piranèse des objets qui semblent provenir de l'extérieur du Palais, tels que des chaussures, des lampes torches et des multivitamines. Lorsque Piranèse suggère d'abandonner la quête du Grand Savoir Secret, l'Autre lui répond qu'ils ont déjà eu cette conversation dans le passé et l'avertit que le Palais érode lentement la mémoire et la personnalité.

L'Autre prévient Piranèse qu'une seizième personne, qu'ils appellent tous deux « 16 », pourrait entrer dans le Palais pour lui nuire, et qu'il ne doit en aucun cas approcher 16 sous peine de perdre la raison. Piranèse rencontre alors un vieil étranger qu'il nomme le Prophète, lequel identifie l'Autre comme étant Ketterley, un rival qui lui a dérobé ses idées sur le Savoir. Le Prophète affirme que le Palais est un « monde diffluent », formé d'idées provenant d'un autre monde. Il déclare qu'il conduira 16 au Palais afin de nuire à Ketterley.

En relisant l'index de ses journaux, Piranèse découvre des références à des entrées qu'il ne se souvient pas avoir écrites, contenant des termes mentionnés par le Prophète. Ces écrits relatent l'histoire d'un occultiste du monde moderne nommé Laurence Arne-Sayles, qui affirmait l'existence d'autres mondes et la possibilité d'y accéder ; Ketterley était l'un de ses élèves. Arne-Sayles a instauré un climat sectaire parmi ses adeptes et a finalement été emprisonné pour avoir enlevé un homme nommé James Ritter. Ce dernier a décrit plus tard sa captivité dans un lieu ressemblant au Palais.

Piranèse découvre que 16 est entré dans le Palais et y a laissé un message. Il évite de lire la réponse de 16, mais ses échanges avec l'Autre révèlent qu'il s'agit d'une femme nommée Raphael. Apprenant qu'une marée exceptionnelle va bientôt inonder le niveau intermédiaire du Palais, Piranèse laisse un avertissement à 16 et découvre un message d'elle demandant : « Êtes-vous Matthew Rose Sorensen ? » La lecture de ce nom réveille chez Piranèse des souvenirs du monde moderne.

Des recherches plus approfondies dans les journaux de Piranèse révèlent que quelqu'un a détruit toutes les entrées concernant Ketterley. Piranèse reconstitue les pages détruites à partir de fragments trouvés dans des nids de goélands et découvre la véritable histoire de son arrivée au Palais : il était Matthew Rose Sorensen, un journaliste écrivant un livre sur Arne-Sayles, qui se révèle être le Prophète de Piranèse. Lorsque Sorensen est venu interviewer Ketterley, ce dernier a utilisé un rite pour l'emprisonner dans le Palais, où il a peu à peu perdu la mémoire et s'est forgé une nouvelle identité que Ketterley a ironiquement nommée Piranèse.

Le jour de l'inondation, Piranèse confronte Ketterley avec ses souvenirs retrouvés, au moment même où Raphaël revient le chercher. Ketterley tente de les tuer tous les deux, mais se noie dans les eaux tumultueuses. Après que les eaux se soient retirées, Raphael explique qu'elle est inspectrice de police britannique et qu'elle enquête sur des disparitions liées à Arne-Sayles. Ce dernier lui a révélé le rite nécessaire pour entrer dans le Palais par vengeance envers Ketterley. Elle demande à Piranèse de retourner dans son monde natal, où sa famille pleure sa disparition depuis six ans, soit la durée qu'il a passé dans le Palais. Après une longue hésitation, il choisit de partir.

Dans l'épilogue, le narrateur s'est réadapté à la vie dans le monde moderne, mais il revient souvent dans le Palais. Il autorise Ritter et Raphael à s'y rendre de temps à autre ; il prend soin du corps de Ketterley comme il l'a fait pour les treize autres défunts. Il se dit qu'il n'est plus tout à fait Sorensen ni Piranèse, mais qu'il doit se construire une troisième identité à partir des vestiges des deux autres. Il accepte le monde moderne comme un prolongement de la divinité du Palais après avoir commencé à croiser les sujets des statues dans sa vie quotidienne.

Liens avec d'autres œuvres

La Tour ronde, Giovanni Battista Piranesi

Le titre du roman fait allusion à l'artiste italien du XVIIIe siècle Giovanni Battista Piranesi, qui a réalisé une série de seize estampes intitulée Les Prisons imaginaires, représentant d'immenses caves souterraines avec des escaliers et de puissantes machines[3].

Éditions

Références

Liens externes

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