Place Saint-Nicolas (Bastia)

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Place Saint-Nicolas
Image illustrative de l’article Place Saint-Nicolas (Bastia)
Place Saint-Nicolas, Bastia
Situation
Coordonnées 42° 42′ 02″ nord, 9° 27′ 04″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Ville Bastia
Morphologie
Longueur 280 m
Largeur 80 m
Superficie 22 400 m2
Géolocalisation sur la carte : Bastia
(Voir situation sur carte : Bastia)
Place Saint-Nicolas
Géolocalisation sur la carte : Corse
(Voir situation sur carte : Corse)
Place Saint-Nicolas
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Place Saint-Nicolas

La place Saint-Nicolas est la principale place de la commune française de Bastia, en Corse. Elle est appelée en corse Piazza Santu Niculà.

Située face au port de commerce, il s'agit du cœur de la ville. C'est l'une des plus grandes de France, mesurant environ 280 mètres de long sur 80 de large et plantée de palmiers centenaires. Carrefour intergénérationnel, c’est le royaume des enfants bastiais qui peuvent s’y ébattre librement. L’ambiance est familiale et très agréable.

On y trouve cafés et commerces et, selon la date, le marché aux puces de la ville[1] ainsi que de nombreuses autres animations telles que concerts, salons, feux d'artifice tirés du port de commerce et même patinoire et grande roue en fin d'année.

Il est aisé de stationner autour de la Place Saint Nicolas lorsqu’on circule à moto. Une possibilité est alors de se garer à proximité immédiate des bars et restaurants, sur des places gratuites réservées Boulevard du Général de Gaulle qui est à sens unique.

Les automobilistes peuvent tenter leur chance sur ce Boulevard, mais à certaines heures de la journée les places libres se comptent sur les doigts de la main ! Ils ont intérêt à emprunter l’Allée du 173 R.I.A. (sens unique) et la rue Miot, de nombreuses places leur y sont dédiées. Les parkings payants peuvent être également une solution, sinon, le vaste ensemble de stationnement gratuit du quartier de Toga les attend. Il jouxte le Port de Plaisance et est à 10 minutes à pieds de la Place Saint-Nicolas.

Place Saint-Nicolas.

Origine du nom

La place doit son nom à la présence d'une chapelle dédiée à Saint-Nicolas. Elle est attestée à l'époque génoise et on peut la voir sur les plans anciens[2],[3].

Elle fut détruite en 1889 parce qu'elle barrait le boulevard Paoli. Elle se trouvait à l'emplacement du 17, boulevard de Gaulle[4].

Historique

La création de la place remonte à la deuxième moitié du XVIIIe siècle, lorsque les autorités veulent en faire un lieu de promenade. A cette époque la place n'est qu'un vaste terrain vague proche du palais du Gouvernement (appelé à Bastia U Guvernamentu), l'actuel lycée Jean Nicoli[2].

Dans la partie sud de l'actuelle place se trouvait un roche énorme, appelé U Monte[5]. Au nord le terrain vague était bordé par une rivière, le Fangu.

Les différents noms à travers les âges

A travers les siècles, la Place Saint-Nicolas évolue et plusieurs noms lui sont donnés. Elle s'appelle d'abord « Place Narbonne » en l’honneur du Général Comte de Narbonne dépêché en Corse par le Roi Louis XV. Utilisé pour des manœuvres militaires durant la Révolution française, il est renommé « Champ de Mars ». En 1816 (Seconde Restauration, monarchie constitutionnelle, Louis XVIII Roi de France) elle s'appelle Place de Rivière, du nom du Gouverneur de la Corse, le marquis Charles de Rivière.

La Monarchie de Juillet (1830 – 1848) la rebaptisera « Place Louis-Philippe » en l’honneur du Roi Louis-Philippe 1er, couronné Roi des français et non plus Roi de France car toujours de souveraineté héréditaire et divine, mais également consacrée par le peuple.

Les aménagements

En 1831, la municipalité envisage un aménagement de la place, confié à l'architecte bastiais Louis Guasco. On édifie alors le grand mur de soutènement le long de la mer.

En 1834, pour accélérer sa construction, le maire décide d'y déposer tous les déblais et gravats des constructions de la ville.

A la fin du XIXème siècle, l’agrandissement de la place est opéré à la faveur de l'excavation du tunnel ferroviaire de Bastia dit de la Turretta (1880), et à la réutilisation appropriée des déblais de cette large et dangereuse opération de travaux publics (sept morts par noyade par suite d'une explosion).

C'est alors que l'on comble de l'anse du Fangu, qui se jetait dans la mer.

En 1894 et 1898, des platanes sont plantés et une balustrade est installée. Puis cinquante palmiers en provenance d’une pépinière du continent s’y enracinent en 1907[6]. La Place voit un afflux de touristes, surtout anglais, lorsque Bastia devient une destination touristique.

Au bas de la place Saint-Nicolas se trouvait un grand et bel hôtel, le Cyrnos Palace. Richement décoré, il rivalise avec les plus beaux palaces de la Côte d'Azur. Inauguré en 1911, il a été détruit par les bombardements américains en 1943[2],[7],[8].

A sa place on construit dans les années 1960 la préfecture de Corse, qui deviendra à partir de 1982 l'actuelle mairie de Bastia.

Le XXe siècle a su conserver la majeure partie de l'ensemble structurel de la Place Saint-Nicolas. Ce qui fait d'elle aujourd'hui l'une des plus belles places de Corse.

L'ancienne préfecture, devenue mairie de la ville en 1982

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

Maisons "d'américains" de la place Saint-Nicolas

Notes et références

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