Place Saint-Vincent (Nantes)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Place Saint-Vincent | |
Vue de la rue Saint-Vincent | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 47° 13′ 02″ nord, 1° 33′ 12″ ouest |
| Pays | |
| Région | Pays de la Loire |
| Ville | Nantes |
| Quartier(s) | Centre-ville |
| Morphologie | |
| Type | Place |
| Histoire | |
| Création | Moyen Âge |
| Anciens noms | Place Mably |
| modifier |
|
Située dans le Centre-ville de Nantes la place Saint-Vincent, bitumée, est ouverte à la circulation automobile. Elle est desservie par les rues de Briord, Fénelon, Fanny-Peccot, Saint-Vincent et Beausoleil. Elle se situe à une centaine de mètres de l'hôtel de ville.
Origine du nom
La place doit son nom à la présence de l'église Saint-Vincent jusqu'au début du XIXe siècle.
Historique
Dans la première partie du Ve siècle, l'église Saint-Aubin est bâtie. Au XVIe siècle, elle change de vocable et devient l'église Saint-Vincent[1].
Le , le duc Pierre II de Bretagne et son épouse Françoise d'Amboise achètent l'« hôtel de Rochefort ». Cette vaste demeure et son terrain, situés à l'angle des actuelles rues Saint-Vincent et Fénelon, au nord-est de la place Saint-Vincent, est acquise par les souverains pour fonder un couvent de Clarisses (appelées « Saintes-Claires »), qui héberge à son ouverture des religieuses en provenance du monastère de Decize[2].
Au XVIIe siècle, l'église est reconstruite[1]. Au nord de celle-ci, durant cette même période existait également l'hôtel de Portriq, ou hôtel d'Espinose, qui appartenait alors à Michel d'Espinose, descendant d'une famille de négociant espagnols, qui venait d'acquérir la seigneurie de la Porterie (actuel Saint-Joseph de Porterie)[3]. Il passe ensuite au marquis de Rosmadec en 1757. Cette hôtel, datant du XVe siècle, disparait en 1892.
Pendant la Révolution, l'esplanade est baptisée « place Mably »[1], du nom de Gabriel Bonnot de Mably (1709-1785), philosophe français. Elle est désaffectée en 1791, et occupée par un club politique jusqu'en 1793 (la société Vincent-la-Montagne)[2]. Le tribunal criminel (puis cour d'assises), s'y installe entre 1795 et 1822[4].
Vers 1797, la « petite rue Saint-Vincent » (actuelle rue Fanny-Peccot) est percée à l'angle nord-ouest de la place[5].
Les religieuses de l'ordre de Notre-Dame de Charité, ou « Dames de la Retraite », s'installent dans l'hôtel de Portriq. Elle quittent ce bâtiment pour le couvent des Cordeliers en 1812[4].
Après le départ des religieuses, c'est le mont-de-piété qui s'installe à son tour dans cet hôtel, à partir de 1815. C'est également là que la cour d'assises s'installe, après la constatation de l'état de vétusté de l'église Saint-Vincent[4].
La place est touchée par les bombardements sur Nantes lors de la Seconde Guerre mondiale. À l'angle de la rue Fénelon et de la rue de Briord, un bâtiment a été entièrement détruit et est resté de longues années un square avant de recevoir une nouvelle construction[6].