Place de Sion

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Place de Sion
La place de Sion en 1950.
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La place de Sion, en hébreu : כיכר ציון (Kikar Tziyon), est une place publique de Jérusalem.

Elle est située à l'intersection des rues Jaffa, Ben Yehuda, Herbert Samuel et Yoel Moshe Salomon (en).

La place est au cœur du centre-ville, dans le quartier commercial du Triangle (en)[1]. Depuis l'époque de la Palestine sous mandat britannique, la place de Sion est le point central de la vie culturelle du centre-ville de Jérusalem. La place est animée jour et nuit par des touristes, des immigrants âgés, des étudiants étrangers, des jeunes locaux, des artistes de rue et des activistes religieux. Au cours des dernières décennies, la place est devenue un lieu de rendez-vous pour les jeunes désœuvrés et les sans-abri.

Origine du nom

Ce lieu, autrefois connu sous le nom de « Zion Circus », tire son nom du cinéma Zion (he) (également appelé Zion Hall) une salle de cinéma muet de 400 places installée dans une cabane sur le site entre 1912 et 1920. À la suite de l'effondrement de la structure causé par une chute de neige abondante, le cinéma fut reconstruit sous la forme d'un théâtre de 600 places, destiné à accueillir à la fois des projections cinématographiques et des représentations d'opéra en direct.

Historique

Le terrain occupé aujourd’hui par la « place Sion » et le triangle du centre-ville fut acquis par la Jewish Colonization Association auprès du patriarcat orthodoxe, qui avait commencé la vente de certaines de ses propriétés à Jérusalem après la Première Guerre mondiale. George Street, construite par les autorités britanniques en 1924, s'inscrit dans ce contexte de développement urbain. La « place Sion » elle-même fut pensée par les Britanniques comme un rond-point, dans le cadre de leur plan d'aménagement de la ville.

La popularité des films, opéras, pièces de théâtre, concerts et conférences présentés au cinéma Zion (he) a fait de la « place Zion » le centre de la vie culturelle de Jérusalem dans les années 1920 et 1930.

Dès les années 1930, la « place Sion » s'est imposée comme un lieu emblématique de rassemblement politique et de contestation sociale, notamment avec les premières réunions de jeunes sionistes. Entre les années 1950 et 2000, elle a principalement accueilli des manifestations issues de la droite israélienne. Certaines ont dégénéré, comme celle des Black Panthers israéliens en 1971, au cours de laquelle une effigie de la Première ministre Golda Meir fut brûlée, ou encore celle de 1995 contre le Premier ministre Yitzhak Rabin et l'accord de Taba (Oslo II), qui se poursuivit jusqu'à la Knesset dans un climat de vandalisme.

Parmi les plus vastes mobilisations sur la place figurent celle de mai 2000 contre la cession de colonies arabes proches du mont des Oliviers, celle de novembre 2000 dénonçant la « politique de retenue » d'Ehud Barak au début de la seconde intifada, et celle de 2006 contre les orientations du Premier ministre par intérim Ehud Olmert, chacune ayant rassemblé près de 100 000 personnes.

Avec l'ouverture du tramway de Jérusalem sur la route de Jaffa en août 2011, la police de Jérusalem a cessé de délivrer des permis pour les manifestations sur la « place de Sion » afin d'éviter toute interruption des opérations du tramway.

Attentats terroristes

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

Notes et références

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