Place des femmes dans la Rumba congolaise
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Les femmes dans la rumba congolaise ont longtemps été invisibilisées. Des pionnières ont toutefois joué un rôle important avec des figures marquantes comme Lucie Eyenga, Mbilia Bel, Faya Tess, Barbara Kanam et Mariusca Moukengue[1].

La rumba congolaise émerge dans les années 1940, et se répand fortement dans les années 1960. Elle est inscrite par l'UNESCO à l'héritage immatériel de l'humanité[2].
La présence des femmes dans ce type de musique est attestée depuis ses débuts, même si elles sont longtemps restées dans l'ombre ou au second plan. Elles participent aux chœurs, aux danses ou inspirent des chansons comme muses. Wendo Kolosoy interprète Marie-Louise et Koffi Olomidé interprète Henriquet pour une lauréate de Miss Congo dans les années 1980[3]. C'est toutefois seulement à partir des années 1970 qu'elles parviennent pleinement à s'imposer dans ce style comme compositrices et interprètes[3].
Selon Monique Mbeka Phoba, cinq femmes sont incontournables dans l'histoire des femmes dans la rumba congolaise : Lucie Eyenga dans les années 1950, Abeti Masikini et M'pongo Love dans les années 1970, et enfin Mbilia Bel et Tshala Mwana, dans les années 1980[4].

En 1956, Lucie Eyenga, Congolaise de la République démocratique du Congo (RDC), enregistre une chanson sur la libération du Congo alors sous domination belge[2]. Elle joue un rôle de pionnière pour l'émancipation des femmes à un moment où le simple fait de chanter une chanson pouvait mener à l'emprisonnement[5]. Pour l'historienne Scholastique Dianzinga, « La rumba congolaise va bouleverser beaucoup de choses dans la place de la femme sur le plan culturel mais pas seulement. L’amour passion, cela ne se chantait pas jusque-là. On ne disait pas je t’aime à la folie, on le vivait secrètement ».
