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Patrimoine et lieux d'intérêt
Mosquée du Mirail
no1: la mosquée du Mirail.
En 2005, une mosquée provisoire, simple bâtiment en constructions modulaires, est installée sur le parking du Géant Casino: la mosquée de Basso Cambo est animée par l'imam Mamadou Daffé, président de l'association cultuelle et culturelle islamique en France (ACCIF)[2]. Elle porte le projet d'une nouvelle mosquée du Mirail, qui est construite entre 2015 et 2022 sur une parcelle entre la place Édouard-Bouillière et la rue du Doyen-Lefebvre, pour un coût de 4 millions d'euros apportés par les fidèles. Les plans sont dressés par l'architecte toulousain Mustapha Seghir. Elle est inaugurée le 18 avril 2022, en période de jeûne de Ramadan. Elle est à cette date le plus grand édifice religieux de la ville, puisqu'elle peut accueillir près de 4 000 personnes. La mosquée dispose de trois salles de prière, mais aussi de salles de classe et de réunion, d'une bibliothèque, de bureaux et d'un gymnase[3].
L'édifice, d'un style moderne, se compose de plusieurs volumes géométriques qui occupent une superficie de 2 000 m². Les façades sont couvertes d'un crépi clair et animées par les bandeaux d'ouvertures rectangulaires dont les panneaux sont ajourées de motifs géométriques inspirées de l'art islamique. Le minaret, dans l'angle nord-ouest, s'élève à 22,50 mètres de hauteur. La flèche en verre s'éclaire pendant les heures de prière. Plusieurs portes, nommées d'après des compagnons de Mahomet, donnent accès la mosquée: la porte Omar ibn al-Khattâb, à l'ouest, la porte Othmân ibn Affân, au nord, la porte Ali ibn Abi Talib, à l'est, et la porte Abou Bakr As-Siddiq, au sud. Le corps de bâtiment central est un pavé, large de 27 mètres et long de 35 mètres. Il abrite au sous-sol les salles des ablutions et, au rez-de-chaussée et à l'étage, deux salles de prière. Le plafond est largement ouvert par une coupole vitrée de 13 mètres de diamètre.
Centre commercial de Basso Cambo
no5: centre commercial Casino Basso Cambo en 2023.
Le centre commercial, construit entre 1968 et 1970 sur les plans de l'architecte Pierre Lafitte, est le premier édifice construit sur le site du Centre commercial régional du nouveau quartier du Mirail, dont le projet est porté par la Société d'équipement Toulouse Midi-Pyrénées (SETOMIP), la société d'économie mixte de la ville qui pilote l'aménagement de la «nouvelle ville» du Mirail. Le projet en est confié à la société de grande distribution L'Épargne, fondée à la fin du XIXesiècle par deux Toulousains, Eugène et Émile Sénac[4]. Lorsqu'il ouvre ses portes en avril 1970, le Géant-Épargne est considéré, avec 17 000 m² de surfaces de vente, comme un des plus grands hypermarchés d'Europe et le plus grand de Toulouse – le Super-Suma du quartier Gramont (actuel Espace Gramont, no2chemin de Gabardie), inauguré l'année précédente, ne propose que 8 000 m²[5].
L'hypermarché est agrandi à plusieurs reprises, particulièrement avec le développement d'une galerie commerciale[6]. En 1988, à la suite du rachat de la société L'Épargne par le groupe Casino, l'hypermarché devient Géant Casino[7]. En 2005, en raison de difficultés financières récurrentes et du manque de rentabilité du magasin, le groupe Casino décide de transformer l'hypermarché qui, sur le modèle du hard-discount, devient Géant Discount, voyant sa superficie de vente réduite de 8 000 à 6 000 m2. En 2011, à la suite de l'échec de cette nouvelle politique commerciale, il devient un Hyper Casino et, en 2014, à nouveau Géant Casino puis, en 2022, le groupe prend la décision de le transformer en Supermarché Casino[8]. Mais en 2024, le groupe Casino se trouve en difficulté et annonce la fermeture du centre commercial, qui n'a pas trouvé de repreneur[9],[10].
Station de métro Basso Cambo
La station de Basso Cambo est mise en service le , lors de l'ouverture à l'exploitation de la première section de la ligne A du métro, entre Basso Cambo et Jolimont, par la Semvat, société d'économie mixte chargée du réseau de transports en commun de l'agglomération, absorbée par Tisséo en 2004. Elle a pour particularité d'être l'une des deux stations du réseau à être aérienne. Entre 2017 et 2019, des travaux de modernisation de la ligne A sont menés afin de permettre l'extension des quais et l'utilisation de rames de 52 mètres à quatre voitures. Les travaux sont menés par le cabinet d'architecture Azéma Architectes.
Le hall de la salle des billets est accessible par deux doubles portes, situées au niveau des quais d'accès aux bus et de l'agence Tisséo. La station est équipée de quais latéraux à douze portes lui permettant de recevoir, depuis les travaux de modernisation de la ligne A menés entre 2017 et 2019, des rames de 52 mètres à quatre voitures. Il est équipé de guichets automatiques pour l'achat des titres de transports, de panneaux d'information sur l'état du réseau Tisséo et sur les arrivées et départs des prochains bus du réseau. Un escalator du côté ouest permet d'accéder aux quais, situés au-dessus du hall, tandis qu'un escalator du côté est permet de les quitter.
Une installation artistique, sans titre, due à l'artiste d'origine allemandeBeate Honsell-Weiss, encadre le viaduc du métro, à l'extérieur de la station. Elle est composée de trois mâts en acier qui portent chacun une forme géométrique simple en plexiglas coloré, composant un signal lumineux: un rectangle vert symbolisant le souffle divin, un triangle rouge pour l'amour spirituel et un ovale doré pour le verbe[11].
Le parking-silo de Basso Cambo 1.
La station de métro est entourée d'un vaste parc relais de 300 places. Entre 2021 et 2022, un parking-silo de 480 places est construit à l'ouest de la station, en limite de l'avenue Louis-Bazerque, sur les plans d'Azéma Architectes. Le bâtiment, qui s'élève sur six étages, possède une ossature en béton bas carbone, utilisant la technique des planchers précontraints par post-tension. Le rez-de-chaussée est occupé par un garage pour les bus, ainsi que des espaces commerciaux. Aux étages, dévolus au stationnement, le bâtiment est enveloppé d'une structure métallique sur laquelle sont fixées 8 000 écailles d'aluminiumthermolaquées qui évoquent un champ de blé, dans une évocation du passé agricole de Basso Cambo[12].
Louis-Emmanuelle Friquart et Annie Noé-Dufour, Les Quartiers de Toulouse. Le Mirail. Le projet Candilis, coll. «Itinéraires du Patrimoine», no322, Accord édition, 2006 (ISBN978-2-9086-9553-3).
Stéphane Gruet et Rémi Papillault (dir.), Le Mirail. Mémoire d'une ville, Éditions Poïésis - A.E.R.A., 2006 (ISBN978-2-917138-02-1).