La présence d'un plafond va influencer les conditions de vols. En effet, la présence de nuages ou de brouillard limitent la visibilité verticale. Pour le pilote d'aéronef qui vole dans le nuage ou sous le plafond, cela veut dire que les obstacles du relief peuvent être cachés ou visibles seulement à la dernière minute.
Pour un pilote utilisant les règles de vol à vue (VFR), le plafond doit être au-dessus d'une certaine hauteur qui dépend de la région et du pays survolé. Elles interdisent aussi de voler dans un nuage et dans certains États de voler sans voir le sol. Par exemple, aux États-Unis, dans la classe d'espace aérien G de jour et en dessous de 1 200 pieds (366 m), il n'y a aucune règle en ce qui concerne les plafonds (il faut simplement voler en dehors des nuages et avoir 1 mille de visibilité). Dans les autres classes d'espace aérien, la règle générale est qu'on doit voler à plus de 500 pieds (152 m) en dessous d'un nuage mais il n'y a pas de règle spécifique en ce qui concerne les plafonds.
Il est possible de voler (à ses risques et périls) à plus de 1 000 pieds au-dessus de la couche nuageuse en vol à vue. Cependant, lorsque le plafond est inférieur à 3 000 pieds (914 m) (ou la visibilité est inférieure à 5 milles), les conditions météorologiques sont appelées MVFR (« Marginal Visual Flight Rule », mais cela n'a rien à voir les limitations relatives aux classes d'espace aérien). En général, il faut que le plafond soit de plus de 3 000 pieds (914 m) mais dans une région avec de hautes montagnes, un plafond plus élevé sera nécessaire[3].
Pour un vol aux instruments, le plafond minimal est indéterminé et dépend de l'équipement. Par exemple, lors d'une approche ILS, le plafond peut être de seulement 200 pieds (61 m). Un décollage peut s'effectuer avec une visibilité nulle (brouillard) mais en général le retour à l'aéroport est impossible en cas de nécessité.