Lorsqu'une plante est infectée par R. rhizogenes, ce dernier va lui injecter son ADN-T, une partie de son plasmide Ri qui va s'intégrer au génome des cellules de la plante affectée. L'expression des gènes contenus dans l'ADN-T vont alors modifier les caractères phénotypiques de la plante, provoquant une maladie qui est, en anglais, appelée la hairy root disease. Il s'agit du phénotype Ri. Les changements phénotypiques comprennent, entre autres, une croissance accrue et non gravitropique des racines et des poils absorbants, des entre-nœuds raccourcis, des feuilles ridées, une dominance apicale réduite, une taille réduite et une floraison précoce. Plusieurs de ces caractères physiques présentent un intérêt pour la sélection commerciale de plantes horticoles et agricoles[3],[4]. Les gènes rol ont des effets différents sur leur plante hôte, à la fois lorsqu'ils sont incorporés séparément dans le génome végétal et en combinaison les uns avec les autres. Par exemple, il a été démontré que rolA présente des effets inhibiteurs sur les gènes rolB et rolC. rolC est essentiellement connu pour induire la réduction de la taille de sa plante hôte[1].