Plessis-du-Mée
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Le village est traversé par la route D147.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Plasseium (1150) ; Plassetum-de-Meso (1244) ; Plaissie-du-Mes (1453) ; Plessie-du-Mez (1553) ; Plesse-du-Mez (1571) ; Plessey-du-Meez, anciennement la Bertauche (1582)[1].
De l'oïl plesseïz, plessis. Le terme médiéval de plessis évoque à l'origine « une haie tressée » ou « une rangée d'arbres attachés les uns aux autres », formant ainsi une défense ; par la suite, ce terme passait au bâtiment protégé par ces haies, souvent une (petite) forteresse ou un (petit) château[2]. Ainsi, en Île-de-France et les régions limitrophes, ce terme désigne souvent un "château", comme ici à Plessis-du-Mée.
D'abord avec le déterminé Meso « mas » inconnu dans l'Yonne, surtout rencontré en Saône-et-Loire en limite du franco-provençal. Il s'agit d'un dérivé de mansus, désignant selon Gérard Taverdet, « une exploitation confiée à un paysan avec autorisation de construire », peut-être à la suite de travaux de défrichement entrepris localement[3]. Dans l'Yonne le terme équivalent, généralement utilisé, est « le meix » avec des variantes (mée, mets, mai, may) et également mes, mez, des formes de 1453 et de 1453.
Histoire

Plessis du Mée était à l'époque divisé en deux villages : Plessis et Du Mée. À la révolution le château de Plessis (similaire château de Fleurigny) a été détruit en même temps que le village, l'église ayant échappé à la destruction. C'est pour cela que l'église est seule en plein milieu des champs. À la fin de la révolution le village a été renommé : "Plessis Du Mée".
Cette paroisse a précédé une commune. Un lignage de chevaliers portant le prénom "Otran" dominait les lieux au XIIe siècle[4]. Elle se dote du toponyme Plessis-du-Mée au XIIIe siècle. Le prieuré du Mée est isolé de l'habitat principal du village.