Sognes

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Le nom de la localité est attesté sous les formes Cienniæ in pago Senonico (519) ; Ciconiæ (1063) ; Seoignes (1362) ; Songnes (1453) ; Soignes (1486)[1].

Ce toponyme désignerait un puits où l'on tire l'eau avec un levier coudé appelé le « cigognier » (puits à balancier), du latin ciconia, (manivelle en forme de levier coudé servant à tirer de l'eau).

Histoire

Les moines de l'abbaye Saint-Pierre-le-Vif de Sens possèdent au XIe siècle l'essentiel du Nord du finage. Il leur a été donné par les parents de Richer, monté sur le trône archiépiscopal de Sens en 1062, décédé excommunié en 1096, repris par eux, et finalement restitué par Richer en guise de joyeux avènement en 1063.

En 1246 et 1249-1252, est cité un mystérieux chevalier Henri Patier. Pour autant, la fraction sud et orientale du finage est la propriété du lignage des seigneurs de Trainel (branche aînée de Foissy, puis cadette de Voisines). Leur forte présence forestière pourrait les relier à l'archêque Richer et aux parents de celui-ci.

La paroisse est le siège de deux fiefs : celui de Sognes, lié à la seigneurie de Plessis-Gastebled, et celui des Noseaux. Les moines Bénédictins de Sens échouent à se faire octroyer le bois des Nozeaux par le seigneur de Trainel (1259). Le seigneur de Voisines donne peu après ce bois aux moines Cisterciens de Vauluisant (1262). Pressés par le souci de tirer profit de cette possession excentrée, Vauluisant choisit de 1493 à 1540 de lotir le bois pour le faire essarter[2].

L'église paroissiale possède une crypte, datée par facilité de 1062, car une charte de cette date cite la paroisse (villa que vocatur Ciconias, cum appendiciis suis et aecclesia ... in pago Senonesi"). La dalle funéraire d'une femme du XIIIe siècle s'y trouve. Les quatre colonnes de la crypte sont de facture distincte, mais très ancienne (remploi antique ?).

Le clocher de l'église, adjoint au midi de la nef, est massif et carré. Sa forme fait songer aux forts et forteresses édifiés à la suite du désastreux traité de Brétigny (1360) : proches mais pas attenants des églises du temps ; rejoints par les agrandissements entrepris à la fin du XVe siècle.

Économie

Économiquement, le village est totalement voué à la monoculture céréalière. Il est dans l'orbite économique de la ville de Trainel. Les cahiers de doléances de 1789 se plaignent des effets désastreux de cette monoculture en cas de mauvaise récolte, et du manque d'indépendance alimentaire (prairies, vignobles).

Le village a disposé d'une gare de la ligne de chemin de fer d'intérêt local allant de Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes à Nogent-sur-Seine.

Démographie

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
293247281311288298330314324
1856 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
335368329317292292284264254
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
240215175171188166151155120
1968 - - - - - - - -
117--------
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini[3])

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Liens externes

Notes et références

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