Poche de Breskens
Poche de résistance allemande dans le sud des Pays-Bas, durant la bataille de l'Escaut en 1944
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La poche de Breskens est une poche de résistance fortifiée allemande qui résista à la Première Armée canadienne durant la bataille de l'Escaut en octobre et , lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle était située sur la rive sud de l'estuaire de l'Escaut dans le sud des Pays-Bas, près de la frontière belge. Elle a été nommée d'après la ville de Breskens, qui fut libérée de l'occupation allemande au cours de l'opération Switchback.

Contexte
Durant l'année 1944 l'Europe de l'ouest était en train d'être libérée par les forces alliées, durant la libération du Bénélux une poche de résistance allemande s'est formée au sud des Pays-Bas dans la région de Zélande étant encerclée par la mer au Nord bien que la presque-île de Walcheren était proche mais elle aussi encerclée par les troupes alliées (Voir image --->)
Déroulement

La 1ère Armée Canadienne commença les hostilités avec le 1er Corps Canadien début Octobre en tentant de se frayer un chemin jusqu'à la péninsule (iles de Beveland Sud/Nord et Walcheren) mais fait face à une résistance acharnée des Allemands décimant quasiment entièrement un régiment le Black Watch of Canada[1],
Simultanément la poche de Breskens est attaquée par la 3ème Division d'Infanterie. Dans la nuit du 6 au 7 Octobre il vont franchir le canal Léopold dans un terrain difficile car inondé volontairement par les Allemands, les Canadiens établirent une tête de pont assez faible sous le feu ennemi et garderont cette position quelques jours, attendant le mouvement d'autres unités canadiennes
Du côté est de la poche une attaque amphibie est organisé à l'aide d'Alligators et Buffalo servant de véhicules de débarquement créant un effet de surprise chez les Allemands, qui ne s'attendaient pas à une attaque venant de l'Escaut. s'établissant ainsi durement dans la poche et fragilisant les positions allemandes[1].
Les divisions canadiennes ont évolué au fil des jours au prix de nombreuses pertes des deux côtés, éliminant les dernières poches de résistance allemandes le les soldats inscrivent au journal de campagne de la 3e Division : « Opération Switchback maintenant terminée »[1]
Suites
Pendant ce temps les îles de Beveland furent libérées ne laissant que l'île de Walcheren au main des Allemands, île qui s'avère lourdement fortifiée par des batteries d'artillerie.
Monuments
Dans la ville de Bréda, outre le cimetière, la Generaal MaczekStraat a été ainsi baptisée en souvenir des libérateurs de la division blindée polonaise et de leur chef le général Stanislaw Maczek. Dans le parc Wilhelmina, plusieurs monuments rappellent les liens d'amitié avec la Pologne. Un char Panther détruit au cours des combats pour la libération de la ville trône à l'entrée du parc. Plus loin, un monument représente un aigle polonais terrassant l'aigle prussien.