Dans ce cas, l’équation ci-dessus se réduit à :
On distingue les cas suivants :
- Le point a est un point ordinaire lorsque les fonctions p1(x) et p0(x) sont analytiques en x = a .
- Le point a est un point singulier régulier si p1(x) a un pôle jusqu'à l'ordre 1 en x = a et p0 a un pôle d'ordre jusqu'à 2 en x = a .
- Sinon le point a est un point singulier irrégulier.
On peut vérifier s'il existe un point singulier irrégulier à l'infini en utilisant la substitution
et les relations :
On peut ainsi transformer l'équation en une équation en w, et vérifier ce qui se passe en w = 0 . Si
et
sont des quotients de polynômes, alors il y aura un point singulier irrégulier à l'infini à moins que le polynôme au dénominateur de
est de degré au moins le degré de son numérateur augmenté de 1 et du dénominateur de
est de degré le degré de son numérateur augmenté de 2.
La suite de l'article donne plusieurs exemples d'équations différentielles ordinaires de la physique mathématique qui ont des points singuliers et des solutions connues.
Il s’agit d’une équation différentielle ordinaire du second ordre. On la trouve dans la solution de l'équation de Laplace en coordonnées cylindriques :
pour un nombre arbitraire réel ou complexe α (qu'on appelle l'ordre de la fonction de Bessel). Le cas particulier le plus courant et le plus important est celui où α est un entier n .
En divisant cette équation par x2, on obtient :
Dans ce cas p1(x) = 1/x a un pôle du premier ordre en x = 0 . Lorsque α ≠ 0, p0(x) = (1 − α2/x2) a un pôle du second ordre en x = 0 . Cette équation a donc une singularité régulière en 0.
Pour voir ce qui se passe lorsque x → ∞ il faut utiliser une transformation de Möbius, par exemple
. Après calcul, on a :
Maintenant en
,
a un pôle du premier ordre, mais
a un pôle du quatrième ordre. Ainsi, cette équation a une singularité irrégulière à
correspondant en x vers l'infini.
Il s’agit d’une équation différentielle ordinaire du second ordre. On la retrouve dans la solution de l'équation de Laplace en coordonnées sphériques :
Le développement donne :
Et en divisant par (1 − x2) :
Cette équation différentielle a des points singuliers réguliers en ±1 et à l'infini.
On rencontre cette équation différentielle ordinaire du second ordre lors de la résolution de l'équation de Schrödinger unidimensionnelle indépendante du temps.
pour un oscillateur harmonique. Dans ce cas l'énergie potentielle V(x) est :
Cela conduit à l’équation différentielle ordinaire du second ordre suivante :
Cette équation différentielle a une singularité irrégulière à l'infini. Ses solutions sont des polynômes d'Hermite.
L'équation peut être définie comme
En divisant les deux côtés par z(1 − z) on obtient :
Cette équation différentielle a des points singuliers réguliers en 0, 1 et l'infini. Une solution est la fonction hypergéométrique.