Policier auxiliaire
From Wikipedia, the free encyclopedia
Les policiers auxiliaires (PA) étaient, en France, des appelés du contingent ayant choisi d'effectuer leur service national comme auxiliaires dans la Police nationale. Cette possibilité avait été introduite par la loi no 87-512 du [1]. C'était un service civil, faisant cependant partie des formes de service actif. Pour effectuer cette forme de service national, il fallait faire en amont des démarches particulières et satisfaire à certaines conditions de recrutement.

Revêtus de l'uniforme de la Police nationale, ils étaient différenciés de leurs collègues titulaires par leurs épaulettes vertes, le bandeau vert de leurs casquettes et leur insigne de grade vert qui se portait sur la manche gauche de l'uniforme. À noter que malgré les correspondances avec ceux des entités militaires indiquées ci-après où l'on peut lire le grade de "sergent" et où n’apparaît pas la distinction de "soldat de 1e classe", les insignes correspondaient respectivement à : 2ème classe, 1ère classe, caporal, caporal-chef.
| Désignation (abréviation) | Appellation | Insigne | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Sous-brigadier auxiliaire de 1re classe de la police nationale puis Gardien de la paix auxiliaire hors classe de la police nationale
SB1 puis abréviation inconnue |
Sous-brigadier auxiliaire puis appellation inconnue | Les grades de Sous-brigadiers auxiliaires et de Gardiens de la paix auxiliaires (puis uniquement de Gardiens de la paix auxiliaires à partir du 18 mars 1998[2]), étaient destinés aux appelés qui effectuaient leur Service national au sein de la Police nationale.
Ils ont été remplacés par les Adjoints de Sécurité, aujourd’hui Policiers Adjoints. Ces grades ont été crées en 1992[3]. Ils ne sont plus portés depuis 2001 avec la suspension du Service national, bien qu'ils existent toujours en théorie. Les insignes se portaient sur le haut de la manche gauche de la tenue. "La hiérarchie des policiers auxiliaires et sa correspondance avec la hiérarchie militaire sont fixées comme suit : 1° Gardien de la paix auxiliaire de 2e classe de la police nationale : soldat de 2e classe ; 2° Gardien de la paix auxiliaire de 1re classe de la police nationale : caporal ; 3° Gardien de la paix auxiliaire de classe exceptionnelle de la police nationale : caporal-chef ; 4° Gardien de la paix auxiliaire hors classe de la police nationale : sergent."[4] | |
| Sous-brigadier auxiliaire de 2e classe de la police nationale puis Gardien de la paix auxiliaire de classe exceptionnelle de la police nationale
SB2 puis abréviation inconnue |
|||
| Gardien de la paix auxiliaire de 1re classe de la police nationale
Abréviation inconnue |
Appellation inconnue | ||
| Gardien de la paix auxiliaire de 2e classe de la police nationale
Abréviation inconnue |
"L'avancement des policiers auxiliaires en service actif, et de ceux de la disponibilité et de la réserve, est subordonné au respect des règles suivantes :
1° Le gardien de la paix auxiliaire de 2e classe de la police nationale ne peut être nommé gardien de la paix auxiliaire de 1re classe de la police nationale s'il n'a obtenu une qualification définie par le ministre de l'intérieur et accompli quatre mois de service effectif à compter de son incorporation.
2° Le gardien de la paix auxiliaire de 1re classe de la police nationale ne peut être nommé sous-brigadier auxiliaire de 2e classe de la police nationale s'il n'a obtenu une qualification définie par le ministre de l'intérieur et accompli deux mois de service actif dans son grade.
3° Le sous-brigadier auxiliaire de 2e classe de la police nationale ne peut être nommé sous-brigadier auxiliaire de 1re classe de la police nationale s'il n'a obtenu une qualification définie par le ministre de l'intérieur et accompli deux mois de service actif dans son grade."[4]
Ils effectuaient des missions de soutien, circulation, renseignement aux passants, îlotage. Les policiers auxiliaires étaient armés de pistolets semi-automatiques Unique Rr51 de calibre 7,65 mm court.
Les policiers auxiliaires étaient accompagnés, en théorie, de manière permanente par des fonctionnaires de police sur le terrain. Ils bénéficiaient en outre d'une formation initiale et continue dans les centres de formation de la police nationale ou dans les écoles nationales de police (ENP) : règlements dont protocolaires, organisation et fonctionnement du ministère de l'Intérieur et en particulier de la Police nationale, instruction civique, sécurité de locaux, tir au pistolet semi-automatique, circulation, simulation d'interpellation et d'arrestation, secourisme, accueil, activités physiques etc[5]...
Les policiers auxiliaires n'étaient pas assermentés mais étaient cités dans l'ancien code de la route (articles R44 et R229-1[6]) comme agents habilités à effectuer la circulation, dont les signes devaient être respectés par les conducteurs et prévalaient sur les feux et panneaux de signalisation routière.
En 1998, les policiers auxiliaires étaient au nombre de 6 520[7]
Il étaient plus nombreux auparavant - plus de 8000 - mais compte-tenu de l'apparition massive des adjoints de sécurité (emplois jeunes dans la Police nationale) et la suspension progressive du service national, le nombre de policiers auxiliaires de ce fait était moins important.
Ainsi, ils ont disparu avec la suspension totale du service national en 2001, et comme indiqué, en partie remplacés par les adjoints de sécurité (nommés policiers adjoints depuis 2021).