Politique étrangère du Turkménistan
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La politique étrangère du Turkménistan regroupe l'ensemble des liens diplomatiques entretenus par la république du Turkménistan depuis son indépendance de l'Union soviétique obtenue le 27 octobre 1991. Bordé par le Kazakhstan au nord-ouest, l'Ouzbékistan du nord est à l'est, l'Afghanistan au sud-est, l'Iran au sud-sud-ouest et la mer Caspienne à l'ouest, il est l'un des six États turciques indépendants[1].
Sa politique étrangère est caractérisée par un « neutralité permanente » accordée par les Nations unies en 1995[1]. Ce statut, qui implique le refus d'adhérer pleinement à toute union ou alliance militaire, est utilisé par le régime pour mettre en place l'une des politiques les plus isolationnistes du monde, rendant ce pays comparable à la Corée du Nord en raison de la difficulté d'y accéder[1].
Le Turkménistan entretient néanmoins des relations avec la Chine, la Russie, l'Iran et la Turquie via des accords sur le gaz tandis que sa coopération avec l'Occident reste limitée[1]. À partir de 2022, l'invasion de l'Ukraine par la Russie provoquant un désir de l'Europe de diversifier ses fournisseurs de gaz est un opportunité économique importante pour Achgabat[2], le Turkménistan disposant des quatrièmes ou cinquièmes réserves mondiales de gaz[3].
En décembre 2025, le Turkménistan reçoit les présidents russe Vladimir Poutine, turc Recep Tayyip Erdogan et iranien Massoud Pezeshkian, pour célébrer le trentième anniversaire de sa neutralité permanente du régime[3].