Polynucleobacter cosmopolitanus

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Polynucleobacter cosmopolitanus est une bactérie aquatique aérobie, non motile et chimioorganotrophe. Elle appartient au genre Polynucleobacter, du phylum des Proteobacteria, et a été isolée dans des eaux douces d'Eurasie, d'Amérique du Sud et du Nord, d'Afrique, d'Océanie, de l'archipel Hawaïen, de lacs japonais et d'un estuaire du nord de Taïwan[1]. La souche type de l'espèce a été isolée du lac de Mondsee en Autriche.

Le nom de genre Polynucleobacter provient du grec polus voulant dire "plusieurs", "nombreux", du latin nucleus qui désigne une "petite noix" et fait référence au noyau et du néolatin bacter, signifiant "bâtonnet" et par extension ici "bactérie" ; le mot dans son ensemble illustre ainsi le fait que cette bactérie possède plusieurs noyaux[2]. Les bactéries étant des procaryotes et ne possédant généralement pas de noyau, ces "noyaux" sont en réalité des structures semblables à des noyaux, observées pour la première fois au microscope par Fauré-Fremiet en 1952 dans des cellules de Polynucleobacter endosymbiotes du cilié Euplotes aediculatus[3],[4].

Le nom d'espèce cosmopolitanus vient du grec kosmopolites, "habitant du monde" et du néolatin cosmopolitanus, "cosmopolite" ; cela veut donc dire que cette bactérie est ubiquitaire[1].

Morphologie et physiologie

Les cellules de Polynucleobacter cosmopolitanus[1] se présentent en bâtonnets courbés, non motiles, d'une longueur de 0,5 à 1,4 µm et d'une épaisseur de 0,3 à 0,5 µm (cellules individuelles libres). Les colonies cultivées sur des plaques d'agar NSY apparaissent incolores (non pigmentées), circulaires et convexes avec une surface lisse, et atteignent un diamètre de 1 mm après 5-10 jours. La croissance est optimale à une température de 20-24 °C et une salinité de 0 %, bien que certaines souches tolèrent jusqu'à 0,5 %. La souche type, MWH-MoIso2, possède un taux de GC de 44,9 %.

Les souches sont chimioorganotrophes et aérobies, bien que certaines souches soient capables de pousser en conditions anaérobies. Elles se nourrissent de composés tels que l'acétate, le pyruvate, le malate, le galactose et l'alanine si tant est que le milieu de culture ait de faibles quantités de NSY.

Génome et phylogénie

Écologie

Voir aussi

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